Eglise réformée du Bouclier

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Histoire de l’Eglise Réformée du Bouclier

vendredi 10 novembre 2006

BRÈVE CHRONOLOGIE HISTORIQUE DE L’EGLISE RÉFORMÉE DU BOUCLIER

1524 et années suivantes, premières arrivées de réfugiés « luthériens » ou huguenots à Strasbourg, qui se constituent peu à peu en communauté francophone.

1538 Calvin se réfugie à Strasbourg, s’y marie, enseigne au Gymnase et à la Haute Ecole et organise la communauté en paroisse, la première au monde de type réformé.

Il établit l’ordre du culte et publie en 1539 le premier psautier huguenot. Il loge dans le quartier (rue Salzmann et 2 rue du Bouclier). Il repart pour Genève en |1541| Les cultes ont lieu successivement à Saint-Nicolas, à Sainte-Madeleine, aux Dominicains (Temple-Neuf), à Saint-André.

1563 Suppression de la paroisse, fermeture de l’église pour des raisons et querelles théologiques et personnelles. Les fidèles, privés de pasteur, se réunissent en « assemblés d’édification » dans les maisons, jusqu’à 1588 où elles sont interdites par la ville. Elles se poursuivent néanmoins clandestinement jusqu’en 1585

1595 tenue à Strasbourg d’un colloque des Eglises réformées de l’Est rhénan. 1655 Réouverture d’un lieu de culte réformé à Wolfisheim, à 6km du centre de Strasbourg et hors du territoire de la ville, pour accueillir les immigrés suisses.

1685 suppression des cultes en français, interdiction royale aux pasteurs de parler cette langue. La Révocation de l’édit de Nantes n’est pas appliquée en vertu du traité de Westphalie.

1782 Rétablissement du culte en français, en plus du culte en allemand 1788 à 1790 A la suite de l’édit royal de tolérance (1787), la paroisse est autorisée à revenir à Strasbourg. Elle construit, 4 rue du Bouclier, un temple, à condition qu’il ressemble à une maison, qu’il n’ait pas de clocher et qu’il se trouve à distance de la rue, pour qu’on n’y entende pas chanter les psaumes... Grâce à quoi, la cour est bien précieuse !

1792 Réquisition du temple pour servir au club des Jacobins, suppression des cultes.

1795 Après la Terreur, récupération du temple par la paroisse et reprise des cultes.

1806 Création par le gouvernement des consistoires ; le consistoire réformé de Strasbourg a son siège au Bouclier.

1815 Création d’un deuxième poste pastoral attribué au pasteur Maeder, qui va rester jusqu’en 1872, pédagogue et fondateur de l’école primaire paroissiale du Bouclier (dans l’immeuble à gauche en entrant dans la cour). 1850 Désormais, 2 cultes dominicaux : en allemand à 9h30, en français à 11h, d’abord une fois par mois. 1871 à 1919 Annexion de l’Alsace et de la Moselle par l’Allemagne qui échappent ainsi à la loi de 1905 (séparation de l’Eglise et de l’Etat)

1890 Fondation de la Chorale du Bouclier par son organiste Niesberger. Elle donne désormais des concerts spirituels 2 ou 3 fois l’an.

1905 Loi créant le Conseil Synodal, élu tous les 3 ans par le Synode de l’ERAL. Construction du clocher, muni d’une cloche, et première restauration de l’orgue par Link.

1940 à 1945 Occupation et annexion allemande de l’Alsace et la Moselle. La paroisse se maintient sous le ministère de Charles Bartholmé.

1990 (environ) Suppression du culte en allemand. La paroisse compte plus de 600 foyers et regroupe entre 50 et 100 personnes au Culte.

Architecte : Pfau

Orgue : Conrad Sauer, élève de Silbermann. Il a été remplacé par un merveilleux instrument inspiré du baroque thuringien, oeuvre du facteur belge Dominique Thomas, et inauguré solennellement en septembre et octobre 2007, dans un temple rénové dans l’esprit de la fin du XVIIIe siècle."

Table de communion : en marbre (1790) : J. B. Pertois

Quelques longs ministères pastoraux :
- Pierre Petersen (1795-1830, portrait offert à la paroisse en 1857).
- Adam Maeder (1815-1872).
- Charles Piepenbring (1880-1914, président de l’ERAL).
- Edouard Stricker (1885-1919).
- Charles Bartholmé (1935-1955, président de l’ERAL).
- Philippe Edouard Wagner (1947-1976, président de l’ERAL).