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Cimarosa

mardi 15 janvier 2008

Cimarosa est né en 1749 près de Naples et décédé à Venise en 1801.
Issu d’un milieu modeste, orphelin à 7 ans, il manifeste un itérêt précose pour la musique. Un prêtre le remarque et lui donne un enseignement musical qui lui permet d’entrer au conservatoire de Naples et d’y faire de brillantes études. C’est alors la période glorieuse de l’opéra italien, opéria seria d’abord, mais aussi opéra buffa à partir de 1750.
C’est naturellement vers l’opéra que se tourne Cimarosa, et ses oeuvres rencontrent le succès. Il passe ensuite quatre ans à la cour du Tsar à Saint Petersbourg, comme bien d’autres musiciens italiens.
De retour à Naples, il commet l’erreur de composer des chants républicains. Lorsque les Bourbons reprennent le pouvoir, il est mis en prison où il passe 4 mois avant d’être autorisé à se fixer à Venise, où régnait une plus grande liberté d’expression. Il y est mort trois ans plus tard.

Son chef d’oeuvre est l’opéra "La Servante Maîtresse" qui est toujours au répertoire.
Dans le domaine de la musique religieuse, Cimarosa a peu composé : un Requiem ? une messe, le Magnificat et quelques oeuvres mineures.

Ce n’est pas un novateur mais sa musique est riche de belles mélodies, et il sait faire bon usage des ressources de la polyphonie. Son caractère optimiste lui faisait voir le bon côté des choses, même si sa vie n’a pas toujours été facile. Il avait une vénération pour Mozart.

Il est inutile de donner des repères biographiques pour Mozart. Par contre, il peut être utile de situer le "Dixit Dominus et Magnificat" dans son oeuvre. Bien que ce ne soit pas spécifié, il s’agit d’une musique destinée à la célébration des Vêpres. Du temps de Mozart, les Vêpres comportaient un premier Psaume chanté (ici le 109) et à la fin un Hymne à Marie (Magnificat), également chanté, alors que tout le reste de la liturgie de l’office demeurait grégorienne.

Le "Dixit et Magnificat" en do majeur (KV 193) a été composé à Salzburg en 1774 (Mozart avait donc 18 ans !), encadrant dans l’oeuvre du compositeur deux messes (KV 192 et 194). Mozart avait alors une prédilection pour le stilo antico qu’il maîtrisa à la perfection.
L’influence de la musique baroque est encore très présente. La polyphonie est très riche et peut entraîner des dissonances ou des modulations inattendues. Les fugatos se succèdent et de vraies fugues terminent les deux parties de l’ouvrage. Aux trompettes et timbales incombe le role de souligner les passages dramatiques du texte mais aussi parfois de doubler les violons. Dans les rares passages homophoniques du choeur, l’accompagnement orchestral est souvent indépendant des voix. A noter que des trombones ad lib étaient censées renforcer les voix du choeur. On peut remarquer enfin que certains passage comportent des entrées décalées par deux voix, ce qui n’est pas sans rappeler l’école vénitienne avec A. et G. Gabrieli, puis H. Schütz qui avaient mis en valeur les "doubles choeurs".