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G.A. HOMILIUS

vendredi 10 octobre 2008

Extrait de la préface de Uwe Wolf (édition Carus)

Gottfried August HOMILIUS est né en Saxe en 1714. A la mort en 1722 de son père pasteur, il fréquente l’école de l’église Ste Anne à Dresde, que dirige son oncle.Ne réussissant pas à devenir organiste de cette église, dont il avait parfois remplacé le titulaire, il entame des études de droit à Leipzig, où il exerce diverses activités musicales. Sans doute élève de J.S.Bach, il acquiert la réputation d’un « habile musicien » et compose ses premiers motets.
En 1742 il est organiste de la Frauenkirche à Dresde, et en 1755 devient Kantor et directeur de la musique des trois églises principales de Dresde, jusqu’à sa mort en 1785.
Il a eu de nombreux élèves, dont J.F.Reichardt (dont nous n’avons pas chanté la Weihnachtskantilene !) et produit un œuvre considérable, presque exclusivement spirituelle – d’où son effacement par la suite - : plus de 60 motets, 180 cantates, un Oratorio de Pâques et celui de Noël, 9 passions, 8 Magnificat, des chorals à 4 voix, 7 « chants maçonniques », 28 préludes pour orgue - et certaines œuvres à l’attribution incertaine. Ses compositions furent très appréciées et largement diffusées, « sans conteste notre plus grand compositeur de musique d’église » (selon Reichardt) - digne contemporain de C.P.E.Bach (1714-1788) !

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Traduction par Fritz Bresch de l’oratorio

Die Freude der Hirten über die Geburt Jesu
Weihnachtsoratorium
La joie des bergers à la naissance de Jésus.

1. Chœur. Gott, dich rühmen unsre Lieder in der Mitternacht,
Dieu, nos chants te glorifient à l’heur’ de minuit,
freudig danken wir dir wieder, wenn der Tag erwacht.
joyeux, nous te rendons grâces quand pointe le jour. Tier und Menschen sind entschlafen, nur du schlummerst nicht.
Quand tous les êtres sommeillent, toi seul ne dors pas. Schütze, Gott, uns bei den Schafen und sei unser Licht.
Protège, Dieu, nos troupeaux, sois notre lumière !

6. Chœur.
Schlaf, Sohn aus Davids Stamm, dir hüpfet jedes Lamm,
Dors, le fils de David, que les agneaux bondissent,
dir singet die Natur und unsre Schäferflur.
te chantent la nature et toute la pâture !
Mit dir kömmt Heil und Glück auf unsre Welt zurück,
Le salut, le bonheur tu répands sur le monde
sie wird nun eingeweiht zum Sitz der Fröhlichkeit.
qui s’offre, désormais, à la félicité.

10. Choeur.
Heil dem besten Hirten, Heil Messias dir,
Salut au bon berger, salut à toi, Messie,
Heil uns Verirrten, wie beglückt sind wir !
Salut à nous, égarés, heureux sommes-nous !
Lehrt uns, ihr englischen Chöre
Enseignez-nous, chœurs angéliques,
Wie man dem Retter zur Ehre dankbar jauchzen soll.
Comment exalter, reconnaissants, la gloire du Sauveur. Freu dich, errettete Erde, nun bist du selig,
Réjouis-toi, terre délivrée, tu es dans le bonheur,
Nun werde seiner Ehre voll.
que de sa gloire sois comblée.

2. Récitatif (soprano)
Nein, Hirten, nein, so schön hat wohl noch nicht die Flur um Bethlehem gesehn ;
Jamais, bergers, autour de Bethléem les prés n’ont été aussi beaux ;
ihr wisst wie oft wir uns zur Mitternacht verirrten,
bien souvent à minuit nous étions égarés, vielleicht kömmt jetzt der Gott der Hirten,
le Dieu des bergers vient-il maintenant ?
dies haben ja seit langer Zeit die Seher Gottes prophezeit.
ce que depuis longtemps ont prédit les prophètes.
Komm, göttlicher Hirte, zur Erde hernieder
Viens, descends sur terre, divin berger,
und schenke die Zeiten der Vorwelt uns wieder.
et rends-nous les temps anciens révolus.

Alto Seht, alles wird jetzt um uns zu paradisischen Gefilden,
Voyez, tout alentour est comme dans un paradis,
er kömmt, der Hirten Gott, nun irren wir nicht mehr.
il vient, Dieu des bergers, nous n’errons plus maintenant.

Tenor Seht, wie die Hügel sich vergülden, dort lacht der jugendliche Morgen her,
Voyez les collines se parer d’or, là-bas le matin nous sourit,
seht, wie die Sonne dort, den schönsten Tag zu bilden,
avec le jour, voyez le soleil se lever,
wie eine Braut aus ihrer Kammer geht.
comme de sa chambre sort une fiancée.
Der Himmel – welche Majestät – jetzt hätten wir anbeten sollen -
Le ciel – quelle majesté – nous aurions dû nous prosterner -
dort lagern Gottes Heere sich – Seht, wie der Himmel flammt, wie fûrchterlich,
là-bas se massent les divines armées – Voyez comme le ciel s’enflamme, terrifiant,
der Herr erscheint – er wird uns doch nicht töten wollen ?
le Seigneur apparaît – ne voudrait-il point nous tuer ?

3. Récitatif.
Fûrchtet euch nicht ; siehe, ich verkündige euch große Freude, die allem Volke widerfahren wird. Denn euch ist heute der Heiland geboren, welcher ist Christus der Herr, in der Stadt Davids. (Luk.2,10)
Ne craignez rien : voici, je vous annonce une grande joie qui comblera tout un chacun. Car aujourd’hui est né pour vous le Sauveur, qui est Christ le Seigneur, dans la ville de David.

4. Aria Basse
Die Engel frohlocken unsterbliche Lieder,
Les anges exultent des chants immortels
sie tönen vom Himmel zur Erde hernieder,
qui résonnent du ciel vers la terre,
der Erdkreis vernimmt sie und hört sie entzückt,
le monde entier les entend et, ravi, les écoute,
der Christus erscheinet, sein Erbe zu weiden.
le Christ apparaît pour faire paître les siens. Willkommen, Messias, du König der Heiden,
Salut à toi, Messie, seigneur des païens,
nun werden unzählbare Völker beglückt.
des peuples sans nombre dès lors sont bénis .

5. Récitatif Tenor
Hier schlummert er ! Kommt, naht euch zu der Krippe her,
Le voici qui sommeille ! Venez, approchez de la crèche,
hier wollen wir wie Engel fühlen, hier wollen wir ein Lied auf unsern Flöten spielen.
ici nous voulons nous mêler aux anges, et jouer un chant sur nos flûtes.

7. Accompagnato Soprano
Wie göttlich lächelt er ! Ach, betet an zu seinen Füßen.
Quel sourire divin ! Prosternez-vous à ses pieds.
Wie, lächelst du nicht mehr ? Er weint, seht ihr die Zähre fließen ?
Quoi, tu ne souris plus ? Il pleure, voyez couler ses larmes !
Warum muss er sie wohl vergießen ?
Pourquoi donc lui faut-il pleurer ?
O, wer beleidigte hier dich ? Du weinst wohl über mich ?
Qui t’a pu faire offense ici ? Pleurerais-tu pour moi ?

8. Aria Soprano
Kind, ich liebe dich, zürne nicht auf mich,
Mon enfant, je t’aime, ne m’en veuille pas,
schenke mir deine Huld, zürne nicht.
Envers moi sois bienveillant, ne t’irrite pas.
Ach, ich übe nicht des Gehorsams Pflicht, habe du Geduld.
Ah, pour obéir, je suis défaillant, toi, sois patient !

9. Récitatif Tenor
Wie wallt mein Herz ! Es fühlt der Freude stärkste Triebe,
Mon cœur bondit de joie ! Il est dans l’allégresse,
dies Kind vergibt, es ist die Liebe, es blickt mich an,
l’enfant pardonne, il est l’amour, et me regarde,
der Blick ist Seligkeit.
son regard est félicité.
Kommt, lasst uns gehn und mit gerührten Seelen
Venez, allons, tout émus, raconter
das Wunder dieser Zeit der ganzen Flur erzählen.
le miracle présent à tout le voisinage.
Der Tag, an welchem wir uns unsers Retters freun,
Que le jour où nous célébrons notre Sauveur
soll ewig unsrer Flur ein Festtag sein.
soit à jamais pour nous un jour de fête.