« Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » 

D’abord écrit « coquelicoq »(1545) en ancien français, la fleur était nommée d’après le coquerico désignant le coq par onomatopée, la couleur rouge évoquant la crête du gallinacé.

Dans le Nouveau Testament, le coq est mentionné dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Il représente alors le reniement du Christ incarné par l’apôtre Pierre, ainsi que ses remords et son repentir lorsqu’il entend son chant pour la deuxième fois, se souvenant immédiatement des paroles de Jésus :

« Je te le déclare, c’est la vérité : aujourd’hui, cette nuit-même, avant que le coq chante deux fois, toi, tu m’auras renié trois fois. ». L’animal devient, en tant que symbole, un appel à la repentance. Au Moyen Âge, il est devenu une image populaire sur les girouettes, son chant étant associé à l’attitude de veille et de préparation du chrétien en vue du retour du Christ et de la résurrection.

Une des sept photographies de Jean-Marie Stocker présentées dans le temple jusqu’à Pâques.

Quand Jean-Marie Stocker, paroissien de longue date et photographe m’a proposé d’exposer des photos dans le temple, j’ai d’abord eu un réflexe calviniste : « Des images dans un temple ? ».

Puis il m’a montré ses clichés de coquelicots, et j’ai pensé en théologien : coq – uelicot / reniement de Pierre / Passion => Résurrection.

Au-delà de la beauté des clichés, il y a bien du sens derrière ces sept photographies. Exposées durant ce temps de Carême qui nous mène vers les sept jours de la Semaine Sainte – du dimanche des Rameaux au Samedi Saint -, elles font écho de par leur couleur pourpre au temps que nous vivons.

Si vous souhaitez en faire l’acquisition, c’est possible : elles seront disponibles dès le dimanche de Pâques, au profit de la paroisse, évidemment.

Merci à Jean-Marie Stocker.

 

Bien à vous,

Pasteur Fabian Clavairoly

 

  • Ce soir et demain : Retraite spirituelle du Conseil presbytéral au Climont
  • Samedi 22 mars à 20h00 au temple : Concert du chœur de chambre de l’université de Srasbourg
  • Dimanche à 10h30 : Culte
  • Mercredi à 19h00 : Rencontre des jeunes adultes (20 – 30 ans)
  • Dimanche 30 à 10h30 : Culte / Assemblée de paroisse suivi d’un repas fraternel : venez nombreux

 

 

 

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Édito

Hommage à Madeleine Junod

 

La disparition de Madeleine Junod, survenue subitement dans sa 95ème année des suites d’un arrêt cardio-respiratoire dans la nuit du 8 au 9 janvier, chez elle, aux Jardins d’Alsace, nous a tous profondément affectés. Avec elle, la paroisse du Bouclier perd bien plus qu’un de ses membres les plus anciens : elle perd une figure familière et profondément aimée, un pilier discret mais solide de sa vie communautaire.

Née à Strasbourg, Madeleine Junod a grandi à Lyon dans une famille alsacienne, et y a rencontré son mari, François Junod, médecin homéopathe, avec qui elle s’est installée à Strasbourg, au quai Saint-Thomas, où ils ont élevé leurs trois enfants.

Très tôt engagée dans la paroisse, elle y a servi fidèlement, notamment comme conseillère presbytérale dans les années 1980, mettant son sens du discernement et son attachement à l’Église au service de tous.

Au décès de son mari, elle avait trouvé aux Jardins d’Alsace un home dans lequel elle se sentait bien, et où elle avait rejoint son frère Georges Lehrmann.
Personnalité réservée, Madeleine ne cherchait jamais à se mettre en avant. Et pourtant, elle rayonnait. Par son empathie, par un humour paisible et fin, par une attention constante aux autres. Elle savait écouter, conseiller sans imposer, forte d’une vie marquée par des épreuves qu’elle avait traversées avec courage et lucidité. Elle avait des convictions solides et savait les exprimer simplement. Lorsqu’elle avait pris une décision, elle ne la regrettait jamais.

Se contentant de peu, gardant une profonde confiance et un optimisme tenace, Madeleine puisait sa joie dans l’essentiel. Elle se savait accompagnée. Éloignée géographiquement de ses enfants, son bonheur était, coûte que coûte, de participer au culte — au temple ou dans sa résidence — de rester pleinement liée à la vie de la paroisse, de recevoir des amis chez elle. Peu à peu, une véritable complicité s’était nouée entre elle et nombre d’entre nous, toutes générations confondues. Elle me disait par exemple s’étonner qu’autant de personnes ressentent le besoin de l’appeler par son prénom, ne pouvant que constater, avec néanmoins un certain plaisir, le sentiment de proximité qui naissait chez celles et ceux qui la fréquentaient. Le Bouclier était devenu sa famille.

Madeleine nous manquera longtemps. Sa présence humble, fidèle et fraternelle demeure inscrite dans la mémoire collective de notre communauté, comme un témoignage lumineux de ce que signifie vivre l’Évangile, simplement et jusqu’au bout.

Un culte d’action de grâce aura lieu à l’Église du Bouclier
le vendredi 10 avril à 14h30.

Dans l’espérance imprenable de la résurrection,

Pasteur Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.