Bienvenue à l'église réformée du Bouclier
Les activités de la paroisse protestante du Bouclier se conjuguent en quatre directions :
Théologique : il s’agit de penser, critiquer et croire en toute liberté, posant la primauté de la foi sur les doctrines et la vocation de l’être humain à la liberté. En tant que Protestants, nous nous inscrivons dans une filiation et une Histoire faites de critique et de convictions, de résistance et de responsabilités, de protestation et d’engagements.
Éducative : on grandit toujours et à tout âge. Le Bouclier propose un accompagnement par des adultes et des animateurs formés. Il s’agira d’aider le jeune à donner un sens (signification et orientation) à sa vie, à poser ses questions, à partager ses doutes et ses convictions, à se construire en s’ouvrant au monde, aux autres et à Dieu.
Conviviale : on aime se rencontrer et vivre ensemble des temps essentiels : repas, randonnées, danse, chants, lecture, cinéma… À partir de ces rencontres, il s’agit bien de tisser des liens, de nourrir l’amitié, de découvrir de nouvelles personnes, d’être en communion de corps et d’esprit !
Musicale : depuis les plus jeunes jusqu’aux plus âgés, avec les grandes orgues, le djembé, la guitare, la flûte ou le chant a capella. Communion, harmonie, créativité, attention aux autres, ouverture à la mélodie de la vie…et plaisir !
Prochains événements
Groupe des jeunes : Grande soirée Quizz
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Rencontre cinéma
Culte des tout petits 2025/2026
Goûter la Bible
Dimanche en Fête – Fête de fin d’année
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Journée de réflexion « Couple et conjugalité »
Groupe des jeunes : Public viewing Coupe du Monde – Match de la France
Culte Cantate au temple et en visioconférence Zoom
Édito
Connaissez vous Dimitri ?
Étudiant en théologie, Dimitri fait un stage à l’église du Bouclier, il se présente en quelques lignes.
Finance le jour, théologie le soir : voilà sans doute la manière la plus simple de résumer une reprise d’études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg lorsqu’on a 48 ans et trois grands enfants. Installés aux portes de Genève depuis vingt-cinq ans, notre famille demeure profondément attachée à l’Alsace, terre de nos racines, où le Piémont des Vosges nous a vus grandir.

Lorsque s’est posée la question d’un lieu pour découvrir le ministère pastoral, le choix s’est naturellement porté vers le Bouclier puisque mon épouse et moi y sommes paroissiens à chacun de nos séjours alsaciens. Réaliser ce stage au sein de notre communauté m’offre un temps précieux d’apprentissage et de discernement, tout en permettant de mieux saisir les enjeux d’une vocation pastorale en pleine évolution. Un de mes questionnements est de comprendre ce qui change lorsque l’on ne regarde plus seulement une paroisse comme un lieu familier de vie communautaire, mais comme un lieu où s’exercent concrètement des responsabilités pastorales, théologiques et institutionnelles. Il est vrai que nombre d’activités vont au-delà de la célébration du culte et sont, pour ainsi dire, « invisibles ». Pourtant, elles requièrent une attention toute particulière, car elles donnent consistance à la vie communautaire et permettent à la présence pastorale de se manifester dans l’écoute, la préparation, la transmission et l’accompagnement. C’est précisément dans ces moments parfois discrets que le ministère pastoral prend chair.
Dans cette perspective, la vie de l’Église se révèle comme une réalité faite de moments de vérité. A ce titre, deux expériences ont particulièrement marqué le début de mon stage, en m’apprenant à lire théologiquement ce qui se joue dans des situations très concrètes. La première d’entre elles concerne le lien intergénérationnel. Lors du dimanche de Pentecôte, j’ai été témoin d’une foi vive et réfléchie exprimée avec force et sincérité par de jeunes catéchumènes pour leur confirmation ou leur baptême. Quelques jours plus tard, lors d’un culte célébré aux Jardins d’Alsace, en maison de retraite, cet événement a été évoqué auprès des résidents. Il a fait surgir chez plusieurs d’entre eux le souvenir de leur propre confirmation, parfois très ancien, mais encore vivant. Dans cet écart de près de quatre-vingts années, la foi transmise, reçue et confessée apparaît comme un fil capable de relier des générations très éloignées. Leurs témoignages furent particulièrement émouvants, surtout lorsque ces personnes récitaient leur verset biblique reçu de leur pasteur lors de leur confirmation.
La seconde expérience s’inscrit quant à elle dans le dialogue judéo-chrétien. Fondée en 1976, la commission européenne « Eglise et Judaïsme » célébrait son 50ème anniversaire à Strasbourg en réunissant des délégués luthériens et des représentants juifs. Durant le colloque, j’ai rejoint un groupe de travail consacré à la dimension éthique avec pour sujet la justice, la mémoire, la repentance et la responsabilité. Ce qui m’a marqué fut la difficulté d’aborder l’horreur de la guerre lorsque la souffrance ne se réduit plus à un concept ou une réflexion, mais devient une réalité qui traverse l’existence même de ceux qui prennent la parole. Le dialogue devient alors fragile, exigeant, parfois douloureux. Loin de produire un accord immédiat, il appelle à demeurer présents les uns pour les autres lorsque les mots manquent ou résistent. Cette expérience m’a montré que le dialogue est parfois éprouvant, mais que son absence l’est davantage encore, car elle enfermerait chacun dans sa propre blessure. La foi ne supprime pas cette fragilité, elle permet cependant de croire qu’une parole, même difficile, peut encore ouvrir un passage là où la violence, la peur ou le silence menacent de tout refermer.
Par ces expériences, c’est avec reconnaissance et humilité que je peux dire être entré concrètement dans la mission pastorale, heureux de marcher aux côtés d’une communauté où la foi se vit, se transmet et s’interroge.
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