Ces jours-ci, le monde me semble souvent lourd et sombre. Partout, nous n’entendons parler que de crises, de catastrophes et de conflits. Les informations sont remplies de préoccupations et de peurs – et parfois, il semble que les mauvaises nouvelles couvrent entièrement les bonnes. Il m’est alors difficile de ne pas perdre courage.

Parfois, je me demande honnêtement : pourquoi devrais-je encore commencer des études, alors qu’une guerre pourrait éclater à nouveau et que de jeunes gens pourraient être envoyés au front ? Combien de cultures différentes vais-je encore pouvoir découvrir avant que les humains redeviennent si myopes et ferment les frontières ? Combien de jeunes après moi pourront encore faire un service civique avant que des forces politiques ne détruisent la coopération européenne ? Combien de temps faudra-t-il encore avant que des forces d’extrême droite reussissent à saper nos démocraties ?

Ces pensées ne sont pas rares – et beaucoup de gens portent des inquiétudes similaires en eux.

Pourtant, au milieu de cette tristesse, il est important de se souvenir de quelque chose d’autre : il existe encore des lueurs d’espoir. C’est pourquoi j’ai consciemment recherché quelques nouvelles positives, qui montrent que beaucoup de bonnes choses se produisent encore aujourd’hui. Parfois, ce sont de grandes histoires – parfois de toutes petites. Mais elles nous rappellent toutes que la confiance en l’avenir existe toujours.

Un exemple particulièrement impressionnant vient du sport.

La Française Cécile Hernandez a fait l’histoire lors des Jeux paralympiques d’hiver 2026 à Milan-Cortina. À 51 ans, elle a remporté la médaille d’or en snowboard cross – alors qu’elle souffre depuis de nombreuses années de sclérose en plaques. Ce qui est particulièrement émouvant : sa victoire a eu lieu exactement le jour de la Journée internationale des femmes, et à l’arrivée, sa fille de 18 ans l’attendait avec une banderole : « Je t’aime, maman ». Hernandez a elle-même déclaré ensuite : « Il n’y a ni limite ni âge – soyez simplement passionnés. » Un rappel que le courage et la passion peuvent parfois être plus forts que n’importe quelle maladie.

Le sport a d’ailleurs un pouvoir particulier : il peut rassembler les gens et créer des moments de joie partagée.
Notre expert de confiance en paris sportifs – Fabian – a déjà donné son pronostic : la France gagnera à coup sûr le tournoi de rugby des « Six Nations ». S’il a raison ou non, le temps le dira. Bien sûr, un match de rugby ne résout pas les problèmes du monde. Mais cela fait du bien de vibrer ensemble, d’espérer ensemble – et de se réjouir simplement de quelque chose de beau.

Une histoire très touchante vient des États-Unis.
Le petit True, âgé de quatre ans, a dû subir une lourde opération cardiaque – et est arrivé complètement seul à l’hôpital, parce qu’il vivait dans le système de protection de l’enfance. Son anesthésiste, le Dr Amy Beethe, a été profondément impressionnée par le courage du petit garçon. Cette rencontre ne l’a plus jamais quittée. Avec son mari, elle a finalement décidé d’accueillir True comme enfant en famille d’accueil – puis de l’adopter. Ainsi, un garçon qui était entré seul au bloc opératoire est finalement reparti non seulement avec un cœur en meilleure santé, mais aussi avec une nouvelle famille.

En plus de ces histoires extraordinaires, il existe aussi des bonnes nouvelles qui se passent tout près de nous.
Nous nous réjouissons avec Gabriel et sa famille : sa grand-mère a fêté ses 99 ans – un siècle entier de souvenirs, d’expériences et d’histoires de vie.

Et parfois, l’espoir se manifeste dans des décisions qui dépassent largement une seule vie.
Le soldat français Florian Cousin, âgé de 21 ans, est décédé en 2021 à la suite d’un tragique accident, mais sa décision d’être donneur d’organes continue d’avoir un impact. Il a ainsi sauvé la vie de cinq jeunes personnes âgées de 19 à 25 ans. Sa mère, Sandrine, dit aujourd’hui avec fierté : « Il vit à travers cinq autres personnes – c’est mon héros. »

L’histoire de Florian est également emblématique d’une évolution plus large : en 2025, la France a atteint un record historique avec plus de 6 100 transplantations d’organes. Un signe fort que la solidarité et l’altruisme peuvent, même au-delà de la mort, donner de l’espoir.

Et puis, il y a ces signes discrets mais perceptibles du bien – juste devant notre porte.
Le printemps frappe à la porte. Ici, à Strasbourg, on sent vraiment la vie revenir dans la ville : les parcs se remplissent, les premières fleurs éclosent et les gens profitent du soleil. Quand les jours s’allongent, tout semble soudain un peu plus léger. La nature nous rappelle qu’après chaque grisaille, il y a toujours à nouveau des couleurs.

Même chez nous, à Bouclier, nous vivons ces lueurs. Notre dernier Dimanche en Fête a été une journée magnifique, avec de nombreux visages retrouvés, des rires, des rencontres et une vraie communauté. Et dans les semaines à venir, de nombreux beaux événements sont encore prévus – par exemple notre concert de Pâques.

Si nous regardons attentivement, nous remarquons donc que chaque jour, de bonnes choses se produisent. Peut-être pas toujours bruyantes et spectaculaires – mais bien réelles et porteuses de sens.

Si vous souhaitez découvrir plus souvent de telles nouvelles positives, je vous recommande vivement ce site :
https://lemediapositif.com/

Car ces histoires nous rappellent que le monde ne se résume pas aux crises. Il y a aussi de l’espoir, du courage et de l’humanité. Il nous suffit d’ouvrir les yeux – et d’apprendre à les percevoir à nouveau.

Fiete Wasmuth, volontaire VISA de la paroisse du Bouclier

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Édito

Que reste-t-il de Pâques ?

Dimanche prochain, jour de la Fête de la Musique, nous aurons la chance d’entendre la Cantate de Jean-Sébastien Bach Halt im Gedächtnis Jesum Christ (Gardez le souvenir de Jésus Christ) interprété par le chœur du Bouclier.

Cette cantate, exécutée pour la première fois le dimanche 16 avril 1724 a été composé pour le culte de Quasimodo, nom du premier dimanche après Pâques.

Or en cette fin du mois de juin, nous ne sommes évidemment plus tout à fait après Pâques…

Alors que reste-t-il dans nos vies de cet événement fondamental de la vie de Jésus Christ ? La cantate démarre en effet par cette interpellation issue de la deuxième épître à Timothée, chapitre 2, verset 8 : « Halt im Gedächtnis Jesum Christ, der auferstanden ist von den Toten. » (« Garde le souvenir de Jésus-Christ, qui est ressuscité des morts »).

Le dimanche après Pâques, c’est facile de se souvenir de la Résurrection ! Il reste peut-être même encore un peu d’œufs en chocolat dans la maison. Mais onze semaines plus tard ?

Peut-être que comme moi vous avez été rattrapé·es par le calendrier des tâches à accomplir, des rendez-vous à honorer et des fêtes de fin d’années à organiser. Peut-être que l’état du monde vous a fait oublier la joie de la Résurrection ? Peut-être que comme le poète inconnu de la cantate vous vous dites : « Mon Jésus est ressuscité. Mais qu’est-ce qui fait encore mon effroi ? Ma foi sait la victoire du Sauveur, Mon cœur pourtant ressent la discorde et la guerre. »

Car Bach ne met pas uniquement un chant de louange en musique (que l’on retrouve néanmoins dans le cantique de Nikolaus Herman Erschienen ist der herrlich Tag au quatrième mouvement), il dit au contraire la difficulté de la vie de foi après la Résurrection face aux doutes, aux peurs et aux nombreux « ennemis » qui n’ont malheureusement pas disparus. Il sait, et sa vie personnelle semée de deuils en témoigne, que garder les souvenirs de la résurrection du Christ ne nous protège aucunement du mal. On l’entend bien aussi dans les cris désespérés du poète au début de la cantate qui ne se calmeront qu’avec l’intervention du Christ et sa Parole donnée aux disciples pour nous toutes et tous au sixième mouvement : « La paix soit avec vous ! ».

Oui aujourd’hui encore nous avons besoin de paix : une paix qui n’arrête pas le mal mais nous donne la force d’avancer, une paix qui annonce le Royaume. La paix n’est pas la simple absence de conflit ou la fin d’un état de guerre. Dans le Second Testament, Jésus se donne à nous comme paix. Et par ce don personnel, il réalise le salut et permet la réconciliation avec Dieu. Or cette réconciliation que nous entendons dans les deux derniers mouvements de la cantate, nous l’annonçons au culte tous les dimanches en disant : « la grâce et la paix vous sont données de la part du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Alors bienvenue au culte ce dimanche pour entendre cette magnifique cantate ou tous les autres dimanches pour entendre à nouveau la paix et la grâce pour vos vies !

Et bien sûr, rendez-vous dans la cour du Bouclier dimanche 21 juin à partir de 18h pour fêter ensemble la Musique au Bouclier.

Pasteure Juliette Marchet

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.