Connaissez vous Dimitri ?

Étudiant en théologie, Dimitri fait un stage à l’église du Bouclier, il se présente en quelques lignes.

Finance le jour, théologie le soir : voilà sans doute la manière la plus simple de résumer une reprise d’études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg lorsqu’on a 48 ans et trois grands enfants. Installés aux portes de Genève depuis vingt-cinq ans, notre famille demeure profondément attachée à l’Alsace, terre de nos racines, où le Piémont des Vosges nous a vus grandir.

Lorsque s’est posée la question d’un lieu pour découvrir le ministère pastoral, le choix s’est naturellement porté vers le Bouclier puisque mon épouse et moi y sommes paroissiens à chacun de nos séjours alsaciens. Réaliser ce stage au sein de notre communauté m’offre un temps précieux d’apprentissage et de discernement, tout en permettant de mieux saisir les enjeux d’une vocation pastorale en pleine évolution. Un de mes questionnements est de comprendre ce qui change lorsque l’on ne regarde plus seulement une paroisse comme un lieu familier de vie communautaire, mais comme un lieu où s’exercent concrètement des responsabilités pastorales, théologiques et institutionnelles. Il est vrai que nombre d’activités vont au-delà de la célébration du culte et sont, pour ainsi dire, « invisibles ». Pourtant, elles requièrent une attention toute particulière, car elles donnent consistance à la vie communautaire et permettent à la présence pastorale de se manifester dans l’écoute, la préparation, la transmission et l’accompagnement. C’est précisément dans ces moments parfois discrets que le ministère pastoral prend chair.

Dans cette perspective, la vie de l’Église se révèle comme une réalité faite de moments de vérité. A ce titre, deux expériences ont particulièrement marqué le début de mon stage, en m’apprenant à lire théologiquement ce qui se joue dans des situations très concrètes. La première d’entre elles concerne le lien intergénérationnel. Lors du dimanche de Pentecôte, j’ai été témoin d’une foi vive et réfléchie exprimée avec force et sincérité par de jeunes catéchumènes pour leur confirmation ou leur baptême. Quelques jours plus tard, lors d’un culte célébré aux Jardins d’Alsace, en maison de retraite, cet événement a été évoqué auprès des résidents. Il a fait surgir chez plusieurs d’entre eux le souvenir de leur propre confirmation, parfois très ancien, mais encore vivant. Dans cet écart de près de quatre-vingts années, la foi transmise, reçue et confessée apparaît comme un fil capable de relier des générations très éloignées. Leurs témoignages furent particulièrement émouvants, surtout lorsque ces personnes récitaient leur verset biblique reçu de leur pasteur lors de leur confirmation.

La seconde expérience s’inscrit quant à elle dans le dialogue judéo-chrétien. Fondée en 1976, la commission européenne « Eglise et Judaïsme » célébrait son 50ème anniversaire à Strasbourg en réunissant des délégués luthériens et des représentants juifs. Durant le colloque, j’ai rejoint un groupe de travail consacré à la dimension éthique avec pour sujet la justice, la mémoire, la repentance et la responsabilité. Ce qui m’a marqué fut la difficulté d’aborder l’horreur de la guerre lorsque la souffrance ne se réduit plus à un concept ou une réflexion, mais devient une réalité qui traverse l’existence même de ceux qui prennent la parole. Le dialogue devient alors fragile, exigeant, parfois douloureux. Loin de produire un accord immédiat, il appelle à demeurer présents les uns pour les autres lorsque les mots manquent ou résistent. Cette expérience m’a montré que le dialogue est parfois éprouvant, mais que son absence l’est davantage encore, car elle enfermerait chacun dans sa propre blessure. La foi ne supprime pas cette fragilité, elle permet cependant de croire qu’une parole, même difficile, peut encore ouvrir un passage là où la violence, la peur ou le silence menacent de tout refermer.

Par ces expériences, c’est avec reconnaissance et humilité que je peux dire être entré concrètement dans la mission pastorale, heureux de marcher aux côtés d’une communauté où la foi se vit, se transmet et s’interroge.

 

Pour les rdv à ne pas manquer, cliquez sur le lien :

https://www.lebouclier.fr/categorie/evenements/

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Édito

Bienvenue à Jette, notre nouvelle volontaire pour cette année !

Samedi, lors du culte de rentrée, nous aurons la joie d’accueillir officiellement notre nouvelle volontaire VISA pour l’année à venir. Nous lui avons demandé de se présenter en quelques phrases:

Bonjour!

Je m‘appelle Jette, j‘ai 20 ans. Je viens d‘un village près de Kulmbach, non loin de Nuremberg en Bavière. Cet été, j‘ai fait mon bac et maintenant un nouveau chapitre commence dans ma vie.

C‘était toujours mon rêve de faire un bénévolat, car à mon avis cela permet d’apprendre beaucoup sur soi-même et sur la vie.

J‘ai choisi de partir en France, parce que j‘aimerais améliorer mon français et en plus je voudrais découvrir une nouvelle culture et vivre la vie dans un autre pays.

J‘ai également choisi la paroisse de Bouclier, parce que j‘aimerais passer du temps avec des personnes qui partagent ma foi.

En plus je voudrais grandir dans ma foi et échanger sur la foi avec les autres.

De plus j‘aimerais travailler avec des enfants et des jeunes, parce que c‘est très intéressant.

En général, je peux dire que j‘ai hâte de participer à la vie de l‘église et je pense que le travail me plaira beaucoup.

Pendant mon temps libre, j‘aime faire du sport, comme faire du jogging, du vélo, du ski ou des randonnées. J‘aime aussi rencontrer mes amis et lire des livres.

J‘ai hâte de rencontrer de nouvelles personnes et de faire de nouvelles connaissances.

Merci pour ce bel accueil ici!

À bientôt!


Brèves du CP de rentrée:

Méditation de Fabian sur François d’Assise et son héritage dans l’encyclique du pape éponyme : justice sociale et justice écologique liées, cela rejoint la thématique de l’année de nos églises, « l’eau vive » (Ézéchiel 47) ; selon la théologie de la grâce, l’eau est un don et non le fruit de nos efforts, mais cela n’exonère pas d’une action concrète face aux enjeux actuels ; Accueil de Jette Schuster, volontaire internationale de 20 ans venant de la région de Nuremberg pour l’année ; Retour sur l’été : la fête de la musique réussie grâce au restaurateur ayant offert la prestation et à la programmation musicale, Camp franco-allemand des EUL en Normandie dirigé par Juliette en remplacement du camp Awesome, Camp Jura à Pierrefontaine avec une trentaine de participants, 8 animateurs dont 3 nouveaux, ambiance très bienveillante et cohésion remarquable ; Les 3 enjeux de l’année : renouvellement du CP, départ à la retraite d’Anne-Marie, notre assistante de paroisse et bouclage du projet Fischart ; Culte de rentrée le 12 septembre : installation de Juliette comme seconde pasteure, présentation de Jette et des activités de l’année ; Colloque Calvin le 10 octobre, ouvert au grand public, avec des spécialistes : Olivier Millet, Mathieu Arnold, Marc Vial, Philippe Aubert.

 

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.