Entrer dans le temps de l’Avent

Franz Kafka écrivait que le Messie ne viendra que lorsqu’il ne sera plus nécessaire, il ne viendra
pas au dernier jour mais le jour d’après. Une manière peut-être, d’insister sur le fait que l’important
ne serait pas tant la venue du Messie elle-même, mais l’attente qu’elle suscite et les changements concrets qu’elle pourrait opérer.

Une attente performative, qui produirait du fruit.
L’attente à laquelle le peuple de Dieu est appelé, comme l’attente à laquelle nous sommes appelés en ce temps de l’Avent est donc une opportunité à saisir pour changer de regard sur ce que nous sommes en train de vivre. Ce messianisme largement impensé en christianisme mais dont nous vivons une contraction pendant ces quatre semaines devient alors une métaphore du désir et de l’espérance : il induit une certaine conception du temps qui n’est pas celui de la fuite en avant, mais bien une ouverture vers l’avenir.

L’attente… comme condition de la préparation au changement, comme préparation à l’action. Dans cette perspective, l’attente n’est pas vécue comme un pis allé, comme l’attitude de ceux qui n’auraient rien d’autre à faire, mais comme un témoignage à la face du monde de l’espérance qui nous habite.

L’attente, comme une promesse.

Pasteur Fabian Clavairoly

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Édito

Depuis le 1er septembre et jusqu’au 4 octobre, l’Église est entrée dans le Temps pour la Création : dans le monde entier, catholiques, protestantes, orthodoxes sont invités à prier, à contempler et à agir pour notre maison commune.

Cette année, le thème international est « L’eau vive », porté par le texte d’Ézéchiel 47, 9-12. En France, Église verte et l’Alliance du Temps pour la Création nous proposent de nous immerger dans cette vision. L’UEPAL, comme d’autres Églises, y trouve un appel à la conversion écologique, fraternelle et spirituelle.

Au-delà des divergences théologiques dont certaines sont plus légitimes que d’autres, il nous incombe de prendre au sérieux la situation dans laquelle nous nous trouvons. Le cynisme dont certaines et certains se drapaient, il y a encore quelques années, est un luxe que plus personne ne peut se permettre, ne serait-ce que par respect pour les victimes du changement climatique.

En outre, les Églises doivent absolument penser théologiquement cette réalité de manière à produire un discours intelligent et intelligible, qui s’adresse au plus grand nombre.

Face à la « culture du déchet », au productivisme et à l’accumulation, le choix de la simplicité apparaît comme une critique radicale du modèle dominant, qui implique des choix politiques courageux.

Mais le propos du prophète Ézéchiel n’est pas d’abord un programme écologique. C’est avant tout une théologie de la grâce : l’eau ne vient pas de nos efforts. Elle sort du sanctuaire. Elle est don de Dieu. Le prophète nous rappelle ainsi que la source de toute vie – écologique, sociale, spirituelle – est Dieu lui-même.

Aujourd’hui, alors que des populations entières n’ont plus accès à l’eau potable et que nous traitons l’eau comme une marchandise, la vision d’Ézéchiel nous interroge : où est passé le fleuve qui devait sortir de nos sanctuaires ? La vision d’Ézéchiel n’est pas naïve. Elle mentionne les lagunes et les marais qui ne seront pas assainis : il y a des réalités de mort qui demeurent. Mais la question de notre responsabilité n’en demeure pas moins : comment devenir des canaux de l’eau vive de Dieu, à travers nos gestes quotidiens : sobriété, prière, solidarité.

Ce dimanche, la paroisse du Bouclier vous invite à vous saisir de ces questions et de les traiter sous l’angle de la théologie et de la spiritualité avec deux rendez-vous :

  • 09h00 : Théo café animé par Juliette Marchet autour de la question : « Face au dérèglement climatique : quelle espérance ? »
  • 10h30 : Culte de la Création

Pasteur.es Juliette Marchet & Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.