Le Kirchentag à Hanovre

Du 30 avril au 5 au 5 mai a eu lieu le 39ème Kirchentag protestant en Allemagne, plus précisément à Hanovre, la capitale de la Basse-Saxe. Il dure 5 jours et a lieu tous les deux ans dans différentes villes d’Allemagne. C’est en 1919, juste après la Première Guerre mondiale, que le premier Kirchentag a été organisé à Hanovre, dans le but de le rendre régulier. Mais ce qu’en 1949 que le véritable Kirchentag national, tel qu’il est encore célèbre aujourd’hui, a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale et le nazisme.

Chaque fois, des thématiques centrales y sont abordées, comme l’évangélisation, l’avenir de l’église et des sujets politiques et sociaux. Avec le slogan de cette année « mutig, stark, beherzt », l’accent a surtout été mis sur la guerre en Ukraine et sur le parti AFD, considéré depuis le 2 mai comme une organisation d’extrême droite. Mais des thèmes comme les abus sexuels dans l’église, l’avenir de la démocratie et la lutte contre le racisme sont toujours présents.

L’agenda général est toujours le même : il commence avec le culte d’ouverture le mercredi soir, ce sont plusieurs cultes dans des lieus centraux de la ville. Ensuite il y a la fête de rue « Abend der Begegnung » où l’on peut déguster des spécialités régionales des différentes régions, ainsi qu’un programme scénique dans le centre-ville. Grâce à cette offre variée, il s’agit désormais de l’une des plus grandes fêtes de rue d’Allemagne avec environ 300 000 visiteurs. Chaque jour, des études bibliques ont lieu le matin. Il existe des groupes très différents, des grands groupes diriges par des politiciens et théologiens ou des groupes plus petits de laïcs ou d’artistes. Mais quel que soit le groupe, ils traitent tous du même texte biblique. Au « marché des possibilités » plusieurs initiatives ont tenu des stands sur des thèmes tels que la protection du climat ou l’homosexualité. Cette année, il y a eu 1500 événements différents au cours desquels des invités comme le prédisent allemand Frank-Walter Steinmeier, Angela Merkel et Olaf Scholz ont pris la parole. Mais le soir aussi, il y a un grand choix de manifestations, comme des concerts des artistes pop ou chrétiens, pièces de théâtre, musicals ou des événements religieux. Dans les cafés « Bonne nuit » des maisons communales et des centres de jeunes, on peut encore manger ou boire quelque chose avant d’aller se coucher. Le vendredi soir, les églises de la ville invitent à une Sainte-Cène commune qui sera l’occasion pour les paroissiens d’entrer en contact avec les visiteurs du Kirchentag qui se termine dimanche par le culte de clôture. Les offres doivent s’adresser au plus grand nombre de personnes possible, c’est la raison pour laquelle il existe désormais des manifestations réservées aux enfants et aux jeunes, ainsi que des cultes avec de la musique d’ABBA ou de Taylor Swift, ou encore des cultes de football. Mais tout cela ne peut avoir lieu que grâce aux 4000 bénévoles qui aident à l’organisation et à la réalisation de l’événement.

Le Kirchentag a déjà une longue histoire, mais c’est justement en raison de la diversité des offres et de l’actualité des thèmes abordés qu’il peut toujours convaincre et rassembler des milliers de personnes de toute l’Allemagne. Le prochain Kirchentag aura lieu en 2027 à Düsseldorf en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, du 5 au 9 mai, avec, espérons-le, encore plus de visiteurs, peut-être que ce témoignage vous donnera envie d’y participer.

Maite Peters

 

A noter :

Samedi 17 à 16h30 : Culte des petits, suivi à 17h30 par la clôture de l’année avec les familles de Dimanche en Fête dans le jardin du presbytère.

Dimanche 18 à 10h30 : culte

Mardi 20 mai à 14h30 : Réunion des visiteurs

Mercredi 21 mai à 19h00 : Groupe 20-30

Samedi 24 et dimanche 25 mai : Week-end dans les Vosges pour les enfants de Dimanche en Fête

  • Nous avons appris avec tristesse la nouvelle du décès de Jean-Claude Seckler survenu lundi à l’âge de 87 ans. Nos pensées et nos prières accompagnent Monette, son épouse, Christian, Bruno et Stéphanie, et ses petits-enfants Elisabeth, Gabriel et Judith. Un culte d’action de grâce aura lieu au Bouclier vendredi 23 à 14h30.
  • Je vous partage aussi la nouvelle du décès de Monsieur Marcel Bertani, le culte d’action de grâce aura lieu le 23 mai à 14h30 au centre funéraire de la Robertsau.

 

 

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Édito

C’est quoi ton cantique préféré ?

S’il vous arrive de venir de temps en temps au culte un dimanche où je célèbre, vous aurez peut-être deviné que j’aime beaucoup chanter. C’est donc avec un grand plaisir que, depuis six mois maintenant, je suis au service de la très musicale paroisse du Bouclier. Une paroisse, où nous avons le privilège régulier de voir nos célébrations enrichies par des musiciennes et musiciens de talent et où l’on n’a pas peur de chanter « A toi la gloire » à tue-tête. Une paroisse aussi, où plusieurs chœurs répètent et cohabitent et où je reste encore époustouflée par le concert de l’Avent que je découvrais pour la première fois en fin d’année dernière.

Mais saviez-vous que la culture du chant se perd de plus en plus ? Depuis que je suis en vicariat, je constate avec tristesse que les assemblées dans lesquelles je suis amenée à célébrer baptêmes, mariages ou obsèques ne chantent plus ou beaucoup moins. D’abord évidemment, car avec moins de personnes pratiquantes, il y a aussi moins de personnes qui connaissent les cantiques. Mais aussi, parce que les personnes n’osent simplement plus chanter. C’est peut-être très français : comme pour les langues étrangères, on préfère ne pas se lancer par peur de faire des fautes ou alors on associe le chant au cours de musique à l’école et à l’angoisse de l’évaluation.

Or chanter est une activité essentielle à mes yeux. Chanter fait du bien et de nombreuses études scientifiques le montrent. Très égoïstement d’abord : le chant nous apprend à mieux gérer notre souffle et calme le stress et l’anxiété en faisant baisser notre taux de Cortisol et en augmentant celui de Dopamine. Mais il nous pousse aussi à faire l’effort de nous ouvrir aux autres lorsqu’il est collectif. Pratiquer le chant ensemble nourrit le sentiment d’appartenance à un groupe en partageant des vibrations sonores mais aussi des regards, des sourires, des grimaces … et bien sûr le plaisir de faire le « beau » ensemble. Enfin, à nous chrétiens et chrétiennes, le chant nous permet de nous connecter à quelque chose qui nous dépasse, à nous ancrer dans le sol pour créer une verticalité par notre voix seule. Chanter nous connecte à nos émotions et à notre corps qui sont des portes d’entrée de quelque chose du Divin. Augustin, puis Luther après lui, disait : « Bien chanter, c’est prier deux fois. » Et durant le culte, le chant est un des moyens efficaces et, je l’espère, joyeux de permettre à l’assemblée de participer.

J’ai eu la chance l’été passé d’être invitée à un baptême dans une paroisse protestante des Cévennes et je me suis retrouvée dans une salle paroissiale où d’un seul cœur et d’une seule voix, quarante personnes se sont mises à entonner « La cévenole ». C’était un moment très touchant (et un peu long sur la fin, il y a quand même cinq strophes). Et je découvre avec plaisir au Bouclier les « hits » paroissiaux qui sont chantés de génération en génération.

Mais évidemment, certains chants sont plus connus ou plus appréciés que d’autres et cette année j’ai donc proposé de nous lancer dans le rafraichissement de notre carnet de chants que nous utilisons particulièrement durant les camps du Bouclier. Avec une équipe de bénévoles, nous nous réunissons pour sélectionner les chants avec lesquels les jeunes de la paroisse grandiront dans les prochaines années. En parallèle de ce premier projet, nous souhaiterions aussi créer une « Playlist » de la paroisse à laquelle chacune et chacun pourrait accéder sur les sites de streaming musicaux dédiés (Spotify, Deezer, etc).

Et vous ? Quels sont vos cantiques préférés ? A quels chants pensez-vous lorsque vous pensez au Bouclier ?  Car j’en suis persuadée, la théologie d’un lieu de culte ne se transmet pas uniquement par de grands essais ou de belles prédications. Elle se transmet par le chant dès notre toute petite enfance et elle nous survit lors de notre culte d’obsèques. Alors, chantons maintenant ?

Pasteure vicaire Juliette Marchet

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.