Les mots de la fraternité contre le discours des extrêmes

La Fédération protestante de France (FPF) a déjà eu l’occasion de s’exprimer et de communiquer à l’occasion de la campagne présidentielle. L’interpellation des candidats dès le premier tour avec « l’Adresse » qui leur a été envoyée marque l’intérêt que porte le protestantisme français au débat qui concerne la société et chacun des citoyens de ce pays.

Il est vrai que la situation de l’entre-deux-tours laisse à nouveau un grand nombre dans l’insatisfaction et suscite un réel questionnement quant au choix citoyen. Mais ne faisons pas passer le sentiment d’être dans une impasse, ou dans une situation de renoncement intellectuel au-dessus de notre responsabilité chrétienne.

La FPF rappelle encore aujourd’hui combien ses engagements pourront être entravés en cas de victoire du Rassemblement National : la parole en faveur de la liberté religieuse, les actions pour l’accueil des exilés, des étrangers, les œuvres auprès des plus vulnérables, le plaidoyer sur les questions climatiques, et de façon plus générale le projet de promotion de la fraternité et de lutte contre les inégalités dans une société qui a besoin de se rassembler.

A l’approche du deuxième tour, la FPF veut rester vigilante, attester de sa confiance dans la politique et contester tout ce qui mettrait en cause et trahirait le message de l’Évangile. Elle interpelle les citoyens concernant les dangers de l’abstention.

Dans une tribune parue samedi 16 avril sur le site du Monde, intitulée « La spiritualité a sa place dans une République laïque », le pasteur François Clavairoly, président de la FPF, rappelle que « Les protestants tout seuls ne peuvent pas grand-chose devant les périls d’un temps si incertain. Ils peuvent alerter comme vigie de la République, ils peuvent être aiguillon pour ceux qui seront au pouvoir afin qu’ils évitent une faillite démocratique, ils doivent aussi souffler les mots de la fraternité contre le discours des extrêmes. »

Élections : communiqué de la FPF de l’entre deux tour

Adresse du protestantisme aux candidats à l’élection présidentielle

Le Monde : Tribune publiée le 17 avril « La spiritualité a sa place dans une République laïque »

 

 

Aide à l’Ukraine 

UEPAL : https://www.uepal.fr/aide-a-lukraine/

 

Les rendez-vous de la semaine

Dimanche 24 avril, 10h30 : culte au Bouclier et sur www.envideo.lebouclier.fr

Jeudi 28 avril, 14h30, étude biblique : l’humour dans la Bible

Samedi 30 avril de 11h à 15h : sortie balade & pique-nique avec les familles du  culte des tout petits ; bienvenu à tous. Informations : https://www.lebouclier.fr/wp-content/uploads/2022/04/invitation-4-pattes-30-avril.pdf

Dimanche 1er mai, 10h30 : culte cantate au Bouclier et sur www.envideo.lebouclier.fr avec le département de musique ancienne du conservatoire de Strasbourg. JS Bach, cantates BWV 21 : Ich hatte viel Bekümmernis & BWV 13 : Meine Seufzer, meine Tränen

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Édito

Pâques: la résurrection se produit dans l’obscurité

« Le peuple qui marche dans l’obscurité voit une grande lumière. Sur ceux qui vivent au pays des ténèbres, une lumière se met à resplendir. » (Esaïe 9,1)

Je trouve parfois frustrant de constater que, plus je grandis et plus j’apprends, plus le monde me paraît obscur. Je croyais qu’en vieillissant, on était censé voir plus clair !

Mais en ce temps de montée vers Pâques, je me demande si la liberté ne consiste pas à accepter cette part d’obscurité, à entrer dans ce qui nous échappe, plutôt qu’à chercher une lumière totale et permanente. Certes, la Bible parle de Jésus comme de la lumière du monde, et l’on a souvent imaginé le salut comme une clarté éclatante ou la disparition des ténèbres. Pourtant, au cœur de Pâques, il y a une vérité plus discrète : la résurrection se produit dans l’obscurité.

D’ailleurs dès le récit de la Création, tout commence ainsi. Le jour nouveau naît du soir : « Il y eut un soir, il y eut un matin ; ce fut le premier jour. » La lumière surgit du chaos, mais elle n’efface pas d’un coup la nuit, elle en émerge.

Je me demande si Dieu n’œuvre peut-être pas justement là, dans ces zones obscures : dans le vide au bord de l’abîme, dans le mystère du sein maternel, dans ce qui se tisse en nous sans que nous le comprenions, dans ces moments où la nuit tombe, où les rêves apparaissent — avec leurs peurs — mais aussi avec leurs possibles. Dans l’obscurité, quelque chose commence à naître.

Les femmes qui se rendent au tombeau, ce matin de Pâques, avancent dans la nuit ou à l’aube. Elles n’ont sans doute pas cessé d’avoir peur, mais elles continuent de marcher. Et là, un messager éclatant leur apparaît. Les gardes, terrifiés, s’effondrent. Les femmes, elles, tiennent bon. Et elles entendent cette annonce : il n’est pas ici, il est ressuscité !

Tout cela se passe alors qu’il fait encore sombre. Le traumatisme est encore présent, les blessures encore ouvertes, la fatigue bien réelle. La résurrection n’attend pas que tout aille mieux. Elle surgit au cœur même de la nuit.

Et pourtant, quelque chose a déjà changé. Un jour nouveau a commencé. La vie s’est mise en mouvement, plus forte que la mort. En se relevant du tombeau, Jésus affirme que la mort n’a pas le dernier mot. Il nous montre aussi qu’aucune situation, aussi brisée soit-elle, n’est définitivement perdue.

Car Pâques commence dans la nuit.

Nous n’avons donc pas à craindre l’obscurité. Dieu lui-même y est entré, jusque dans les profondeurs, et en a ouvert toutes les portes. Plus rien n’est hors de sa portée.

Souvent, je me demande: Dans les temps qui sont les nôtres, comment vivre sans être dominée par la peur ? Alors j’essaie de choisir de vivre à partir de cette résurrection. En avançant, même tremblante. En continuant, même quand tout en moi hésite.

Car oui, il y a de nombreuses raisons d’avoir peur. Le mal existe, la mort est bien réelle, fragilement proche. Mais elle n’a pas le dernier mot. Dieu lui-même a traversé la mort pour la vaincre.

A Pâques, je crois que nous pouvons entrer dans l’obscurité — non pas pour tout comprendre, tout analyser, tout maîtriser — mais parce que nous n’avons pas besoin de tout savoir pour être libres. Il nous suffit de nous appuyer sur cette vérité : la vie est plus forte que la mort.

J’essaie de ne plus avoir peur car la résurrection se produit dans l’obscurité. Elle se joue là où mes certitudes s’effondrent, là où j’accepte de ne pas tout maîtriser, là où je consens à avancer sans tout voir. Et ma liberté naît peut-être de là : continuer à marcher sans connaître tout le chemin, en faisant confiance à une présence qui m’accompagne.

Pour moi, célébrer Pâques c’est ça aussi : dans la lumière comme dans la nuit, dans ce que je comprends comme dans ce qui m’échappe encore, je ne marche jamais seule.

Pasteure vicaire Juliette Marchet

Inspirée par « God didn’t make us to hate us », Rev. Lizzie McManus-Dail, 2025, Penguin Random House.

 

Venez vivre ce temps de Pâques avec nous:

  • Jeudi 2 avril à 19h: Repas du Jeudi Saint (complet)
  • Vendredi 3 avril à 10h30: Culte du Vendredi Saint avec Sainte Cène
  • Samedi 4 avril à 10h: Balade des cerisiers en fleurs, covoiturage avec rendez-vous Place de l’Université (avec votre sandwich)
  • Dimanche 5 avril à 9h30: Petit-déjeuner suivi d’une chasse aux oeufs, à 10h30: Culte de Pâques avec Sainte Cène

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.