#melddichmalwieder – un appel à la proximité

Je me souviens – il y a quelques semaines, je regardais le match Allemagne contre Luxembourg, jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose d’inattendu. La ARD (une chaîne de télévision allemande) a interrompu la programmation habituelle, non pas pour analyser les dernières minutes du match, mais pour diffuser un message qui résonne encore aujourd’hui.

Sous le hashtag #melddichmalwieder – en français : #DonneMoiDeTesNouvelles – des visages connus de la télévision allemande se sont réunis et ont parlé d’un sujet qui concerne beaucoup de monde, mais dont on parle rarement à voix haute : la solitude.

Ils rappellent que la solitude est souvent invisible – on ne la reconnaît pas toujours au premier regard, et pour beaucoup, elle donne l’impression de vivre seul(e) au milieu de l’agitation. On peut être entouré de nombreuses personnes et se sentir pourtant isolé(e).

À Strasbourg, je ressens cela particulièrement pendant la période de Noël. En tant que nouvel arrivant, je remarque à quel point tout est orienté vers l’apparence extérieure. La ville est pleine de lumières, le marché de Noël attire des visiteurs du monde entier, les rues sont animées, l’ambiance est festive – et pourtant, beaucoup de rencontres restent superficielles. On peut se tenir au milieu de cette effervescence de Noël – et se sentir seul(e).
Noël agit souvent dans ce contexte comme un amplificateur. Partout où l’on parle de convivialité, les places vides à table ou les appels manqués se font d’autant plus sentir.

C’est justement à ce moment qu’il vaut la peine de s’arrêter un instant. Non seulement parce que beaucoup d’entre nous sont déjà très occupés, mais surtout parce que la proximité n’est pas automatique, même si les rues sont bondées. Il y a des personnes qui n’ont pas de famille, des voisin(e)s âgé(e)s qui reçoivent peu de visites, des ami(e)s traversant une période difficile ou des étudiant(e)s qui passent Noël pour la première fois sans visages familiers.

Et c’est là que j’en viens à l’histoire de Noël. Elle ne commence pas dans le confort ou la sécurité, mais dans un lieu simple et isolé. Chaque année, à la veille de Noël, lorsque je suis avec ma famille sous le sapin et que mon père lit l’histoire de Noël, je prends conscience de notre privilège. Jésus est né loin du luxe – tout ce qui est superflu manquait. Et pourtant, il était entouré de proximité et d’amour. Noël nous rappelle donc que Dieu n’arrive pas là où tout est parfait, mais précisément là où la vulnérabilité, la proximité et le désir sont perceptibles.

Peut-être que #melddichmalwieder peut aussi t’inspirer aujourd’hui. Appelle quelqu’un que tu n’as pas contacté depuis longtemps, écris quelques lignes à la personne qui te vient à l’esprit, frappe à la porte de tes voisin(e)s et dis simplement bonjour.
Il n’est pas nécessaire de faire de grands gestes – un sourire, un appel rapide ou une invitation à prendre un café peuvent créer une véritable proximité. Noël ne promet pas un monde parfait, mais il nous rappelle : personne ne doit rester invisible.

Écrire un tel texte du point de vue d’une communauté protestante, c’est aussi s’engager et agir. En ces jours particuliers, nos pasteur·e·s rendent visite à des personnes, et avec nos catéchumènes, nous écrivons et envoyons des cartes. Nous essayons d’être attentifs aux situations personnelles, avec le souci de ne laisser personne de côté.

Regardez autour de vous. Demandez. Soyez là les uns pour les autres. Cela coûte peu – et pourtant, cela peut tout changer. #DonneMoiDeTesNouvelles


Fiete Wasmuth, volontaire VISA de la paroisse du Bouclier

 

 

Si vous traversez une période de solitude et ressentez le besoin de parler, vous pouvez contacter S.O.S. AMITIÉ au 03 88 22 33 33 (appel gratuit et anonyme).

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Édito

Connaissez-vous … Jerôme Mondésert ?

  • Qui est Jerôme Mondésert

Issu d’une famille nombreuse où tout le monde fait de la musique, c’est lors de sa scolarité à Lille que Jérôme Mondésert débute la musique au Conservatoire de cette ville. C’est en Alsace, dont est originaire sa mère (Colmar), qu’il découvre l’orgue. Après son baccalauréat, il hésite entre les Beaux-Arts et le Conservatoire. Il opte finalement pour ce dernier avec des études d’orgue et de clavecin. Il y rencontre un excellent professeur d’orgue, Jean Boyer, qui le marque au niveau musical. Il choisit alors de se lancer professionnellement dans la musique.

Il étudie ensuite à Strasbourg avec André Stricker puis en Allemagne du Nord, à Brême, à l’Akademie für alte Musik(académie de musique ancienne) car il s’intéresse au répertoire baroque. Il entre en contact avec les instruments de musique historiques de frise orientale (Ostfrisen) et approfondit sa connaissance du clavecin qu’il avait commencé quelques années auparavant. Il poursuit ensuite au Conservatoire National Supérieur de musique et de Danse de Lyon ou il continue à travailler le clavecin et la musique ancienne.

Il est aujourd’hui musicien professionnel et professeur à Nancy comme enseignant de clavecin et pilote la coordination du département de musique ancienne du Conservatoire à Rayonnement Régional de Nancy.

  • Quand et comment êtes-vous arrivé dans la paroisse du Bouclier ?

Je me suis installé à Strasbourg en 1997 et j’ai d’abord été nommé organiste à Sainte-Aurélie. Je suis d’ailleurs membre fondateur de l’association « Orgue à Sainte Aurélie » (OSA) dont l’objectif est de développer le rayonnement musical et culturel autour de l’orgue Andreas Silbermann de 1718 aux moyens de manifestations culturelles comme des concerts, des expositions, des rencontres… La restauration a été terminée en 2015.

Je suis arrivé au Bouclier en 2010 à la suite d’un concours entre plusieurs organistes où nous avons été amenés à jouer de manière anonyme derrière un paravent. J’ai été sélectionné grâce à ce concours.

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y rester ?

Je me sens bien au Bouclier, c’est une paroisse dynamique et la musique a toujours une belle place, que ce soit au niveau des cultes, de l’environnement ou le cercles de jeunes musiciens. 

  • Selon vous, qu’est-ce qui fait la particularité des cultes au Bouclier par rapport aux autres paroisses que vous connaissez ?

Au Bouclier, la musique a son importance. Par exemple, j’ai déjà collaboré avec des pasteurs qui demandent de jouer tel ou tel prélude de Bach. Au niveau des cantiques, j’apprécie la coexistence entre le corpus de psaumes ou d’autres chants anciens et des cantiques plus actuels.

  • Quel est le cantique que vous préférez ?

J’aime beaucoup le psaume 72 : « Revêts, Seigneur de ta justice ». c’est une mélodie simple vraiment adaptée pour le chant d’assemblée.

  • Comment envisagez-vous votre rôle de chantre dans l’assemblée justement ?

J’apprécie beaucoup le travail de l’accompagnement avec l’assemblée. Les années passent mais on trouve toujours des manières de s’améliorer. En tant qu’organiste, on est à l’écoute de l’assemblée, on est moteur mais on doit aussi s’adapter. Mais c’est réciproque, l’assemblée est aussi sensible à l’accompagnement. Je trouve que c’est un travail passionnant. Jouer de l’orgue c’est un rôle important d’accompagnement : soutenir, être attentif, faire en sorte que ça marche.

Propos recueillis par Juliette Marchet.

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.