« Mister President, have mercy upon the people ! » : L’évêque Mariann Budde critique vivement Trump

 

Chers Paroissiens !

Voici un extrait d’une prédication qu’il vaut la peine de le lire également en Europe.

« Nous sommes tous bombardés quotidiennement de messages issus de ce que les sociologues appellent aujourd’hui le « complexe de l’industrie de l’indignation ». Certains d’entre eux sont mis en avant par des forces extérieures dont les intérêts dépassent l’Amérique polarisée. Le contenu alimente les campagnes politiques et les médias sociaux, mais de nombreux représentants ne le font pas. Mais c’est inquiétant et c’est une manière dangereuse de diriger un pays.

Je suis une croyante, entouré de croyants, et avec l’aide de Dieu, je crois que l’unité est possible dans ce pays. Elle n’est pas parfaite, car nous sommes des personnes imparfaites et une union imparfaite, mais suffisante pour que nous croyions tous aux idéaux des États-Unis et que nous travaillions à leur réalisation. Des idéaux qui sont exprimés dans la Déclaration d’indépendance avec son affirmation de l’égalité et de la dignité innées de l’être humain. Et nous faisons bien de prier pour que Dieu nous aide à tendre vers l’unité. Nous devons en parler, mais seulement si nous sommes nous-mêmes prêts à nous tourner vers les fondements sur lesquels repose l’unité. Comme Jésus ses enseignements, dans la parabole qui raconte comment construire une maison de la foi sur le roc, par opposition à la construction sur le sable. Les fondements dont nous avons besoin pour l’unité doivent être suffisamment solides pour résister aux nombreuses tempêtes qui nous menacent. Et quelle est leur importance par rapport aux fondements de l’unité ? En me basant sur nos traditions et textes sacrés, j’aimerais supposer qu’il y en a au moins trois.

Le premier fondement de l’unité est le respect de la dignité inhérente à chaque être humain. Cela signifie que toutes les croyances représentées ici affirment le droit de naissance de tous les êtres humains en tant qu’enfants de notre Dieu unique.

Dans le discours public, le respect de la dignité d’autrui signifie que nous refusons de nous moquer, de rabaisser ou de diaboliser ceux avec qui ne sommes pas d’accord avec nous. Au lieu de cela, nous devrions choisir de respecter nos différences, de discuter respectueusement et, chaque fois que possible, de chercher des points communs. Et si le dénominateur commun n’est pas possible, la dignité nous impose de rester fidèles à nos convictions, sans mépriser ceux qui ont leurs propres convictions.

Le deuxième fondement de l’unité est l’honnêteté dans les conversations privées et dans le discours public. Si nous ne sommes pas prêts à être honnêtes, il ne sert à rien de prier pour l’unité, car nos actions vont à l’encontre des prières elles-mêmes. Il se peut qu’il y ait une sorte d’unité trompeuse chez certains, mais il manque l’unité fortifiante et plus large dont nous avons besoin pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Honnêtement, nous ne savons pas toujours où se trouve la vérité, et il y a beaucoup de choses qui vont à l’encontre de la vérité. Maintenant. Mais si nous le savons, si nous savons ce qui est vrai, notre devoir est de dire la vérité. Même si ce n’est qu’une seule. Cela nous coûte cheque chose.

Le troisième et dernier fondement de l’unité que je voudrais mentionner aujourd’hui est l’humilité, dont nous avons tous besoin parce que nous sommes tous des êtres humains faillibles. Nous faisons des erreurs. Nous disons et faisons des choses que nous regrettons plus tard. Nous avons nos points aveugles et nos préjugés, et c’est peut-être lorsque nous sommes indubitablement convaincus que nous avons absolument raison et que quelqu’un d’autre a absolument tort que nous sommes le plus dangereux pour nous-mêmes et pour les autres. Car nous ne sommes alors plus qu’à quelques pas de nous étiqueter comme les bons contre les méchants. Et la vérité est telle que nous sommes tous des êtres humains, capables de faire le bien comme le mal. Alexander Soljenitsyne a un jour fait remarquer avec perspicacité que l’esprit qui sépare le bien du mal ne passe pas par les pays, ni par les classes ou les partis politiques, mais au cœur de chaque cœur humain. À travers tous les cœurs humains. Et plus nous en sommes conscients, plus nous avons de place en nous pour la modestie et l’ouverture aux autres, malgré nos différences. Car en réalité, nous sommes plus semblables que nous ne le pensions. Et nous avons besoin les uns des autres.

Il est parfois relativement facile de prier pour l’unité afin de se rapprocher de l’humanité. Il est beaucoup plus difficile de reconnaître qu’il existe de véritables désaccords dans la vie privée et publique. Mais sans unité, nous construisons la maison de notre nation sur du sable. Avec un engagement pour le présent qui inclut la diversité et les désaccords, avec les bases solides de la dignité, de l’honnêteté, de l’humilité en soi, l’unité exige que vous puissiez faire votre part à notre époque pour réaliser les idéaux du rêve américain ».

A la fin de son sermon, Budde s’est adressé directement à Trump :

« Permettez-moi de faire une dernière requête, Monsieur le Président. Des millions vous ont fait confiance et, comme vous l’avez dit hier à la nation, vous avez ressenti la providence d’un Dieu bienveillant. Au nom de notre bon Dieu, je vous demande d’avoir pitié des habitants de notre pays qui ont désormais peur », a déclaré Mme Budde.

Elle a demandé à Trump de faire preuve de compassion envers les personnes dont les enfants craignent que leurs parents leur soient enlevés et d’accueillir les personnes qui fuient la guerre et les persécutions dans leur pays d’origine. Elle s’est référée à l’annonce faite par Trump après son investiture de « faire expulser des millions et des millions d’étrangers criminels ». Les paroles de Trump ont été suivies d’actes qui nous rappellent une impression de déjà-vu dans l’Europe des années 1930 : pour mettre en route l’expulsion prévue des migrants sans permis de séjour, il a promulgué en un clin d’œil les décrets nécessaires à cet effet. Il a également mis fin à de nombreux programmes visant à promouvoir la diversité et l’égalité dans la société américaine.

L’évêque de Washington a également abordé ce sujet avec courage :

« Il y a des enfants gays, lesbiennes et transsexuels dans les familles démocrates, républicaines et indépendantes. Certains craignent pour leur vie. Et les personnes qui récoltent nos récoltes et nettoient nos immeubles de bureaux, qui travaillent dans des fermes avicoles et des entreprises d’emballage de viande, qui font la vaisselle après le repas dans les restaurants et dans les hôpitaux, qui assurent le service de nuit. Ils ne sont peut-être pas citoyens ou n’ont pas les bons papiers, mais la grande majorité des immigrés ne sont pas des criminels ! Ceux-ci ne sont peut-être pas citoyens et n’ont peut-être pas les bons papiers. Pourtant, la grande majorité d’entre eux ne sont pas des criminels. Ils paient des impôts, sont de bons voisins, des membres fidèles des églises, des mosquées, des synagogues et des temples ».

« Je vous demande d’être miséricordieux envers ceux dont les enfants craignent que leurs parents soient expulsés. D’aider ceux qui fuient les zones de guerre ou de persécution. Dieu nous apprend à avoir de la compassion pour les étrangers. Nous avons tous été des étrangers dans ce pays ».

Lorsque Trump a été interrogé plus tard sur cette prédication, il a déclaré aux journalistes qu’il n’était « pas trop excitant ». « Je n’ai pas trouvé que c’était un bon culte, non », a-t-il dit. « Ils pourraient le faire mieux ».

Il n’a cependant pas fallu longtemps pour que la critique publique audacieuse du nouveau président soit commentée par ce dernier sur sa plateforme Truth Social : « La soi-disant évêque qui a pris la parole mardi matin lors du culte national de prière était une détractrice de Trump d’extrême gauche et intransigeante. Elle était malveillante dans son ton et n’était ni convaincante ni intelligente … Elle et son église doivent des excuses au public » !

 

Rapport, traduction et image : Grzegorz Kujawa

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Édito

Depuis le 1er septembre et jusqu’au 4 octobre, l’Église est entrée dans le Temps pour la Création : dans le monde entier, catholiques, protestantes, orthodoxes sont invités à prier, à contempler et à agir pour notre maison commune.

Cette année, le thème international est « L’eau vive », porté par le texte d’Ézéchiel 47, 9-12. En France, Église verte et l’Alliance du Temps pour la Création nous proposent de nous immerger dans cette vision. L’UEPAL, comme d’autres Églises, y trouve un appel à la conversion écologique, fraternelle et spirituelle.

Au-delà des divergences théologiques dont certaines sont plus légitimes que d’autres, il nous incombe de prendre au sérieux la situation dans laquelle nous nous trouvons. Le cynisme dont certaines et certains se drapaient, il y a encore quelques années, est un luxe que plus personne ne peut se permettre, ne serait-ce que par respect pour les victimes du changement climatique.

En outre, les Églises doivent absolument penser théologiquement cette réalité de manière à produire un discours intelligent et intelligible, qui s’adresse au plus grand nombre.

Face à la « culture du déchet », au productivisme et à l’accumulation, le choix de la simplicité apparaît comme une critique radicale du modèle dominant, qui implique des choix politiques courageux.

Mais le propos du prophète Ézéchiel n’est pas d’abord un programme écologique. C’est avant tout une théologie de la grâce : l’eau ne vient pas de nos efforts. Elle sort du sanctuaire. Elle est don de Dieu. Le prophète nous rappelle ainsi que la source de toute vie – écologique, sociale, spirituelle – est Dieu lui-même.

Aujourd’hui, alors que des populations entières n’ont plus accès à l’eau potable et que nous traitons l’eau comme une marchandise, la vision d’Ézéchiel nous interroge : où est passé le fleuve qui devait sortir de nos sanctuaires ? La vision d’Ézéchiel n’est pas naïve. Elle mentionne les lagunes et les marais qui ne seront pas assainis : il y a des réalités de mort qui demeurent. Mais la question de notre responsabilité n’en demeure pas moins : comment devenir des canaux de l’eau vive de Dieu, à travers nos gestes quotidiens : sobriété, prière, solidarité.

Ce dimanche, la paroisse du Bouclier vous invite à vous saisir de ces questions et de les traiter sous l’angle de la théologie et de la spiritualité avec deux rendez-vous :

  • 09h00 : Théo café animé par Juliette Marchet autour de la question : « Face au dérèglement climatique : quelle espérance ? »
  • 10h30 : Culte de la Création

Pasteur.es Juliette Marchet & Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.