L’Avent pour réapprendre à attendre et collecte « festive » du Centre Social Protestant

Ça y est, c’est l’Avent ! Le marché de Noël de Strasbourg a débuté, les lumières sont allumées, le vin chaud fume et le marathon des cadeaux est lancé ! D’ailleurs en parlant de cadeaux : peut-être avez-vous aussi parmi vos proches des personnes auxquelles on ne sait pas trop quoi offrir car « elles ont déjà tout ». Ou peut-être êtes-vous, vous-même, cette personne qui n’attend pas Noël pour se procurer les objets dont elle a besoin.

Quand j’étais enfant, c’était plus facile de m’offrir des cadeaux car j’avais l’impression de ne rien posséder et d’avoir besoin de tout. Les catalogues de jouets de plusieurs dizaines de pages me faisaient rêver et je découpais minutieusement les objets qui m’intéressaient pour les coller dans la lettre au Père Noël. Ainsi le grand jour, sous le sapin, il y avait des années où je recevais bien ce que j’avais demandé, et puis il y en avait d’autres où ma lettre avait l’air de s’être perdue en chemin…

Pour moi, l’Avent me permet de ressentir à nouveau quelque chose de cette attente enfantine. Car dans un monde où tout va très vite et où l’on est incité à acquérir ce que l’on désire le plus rapidement possible, contrairement à toutes les denrées matérielles du monde, Dieu se fait attendre.

En effet, la période de l’Avent nous permet symboliquement de prendre conscience que finalement, même avec toutes les technologies et toutes les richesses, on ne peut jamais avoir la satisfaction de posséder Dieu. Aucune chrétienne et aucun chrétien ne peut prétendre avoir trouvé Dieu et être cette personne « qui a déjà tout ». Nous ne cessons jamais de l’attendre et de le chercher.

La période de l’Avent est à mon sens aussi un temps particulier pour les appels à solidarité car justement, quand on prend conscience de la vulnérabilité dans laquelle nous met cette attente, on entre plus facilement en résonnance avec celles et ceux qui autour de nous vivent de plus grandes difficultés encore. Parfois même, cette attente nous pousse à nous révolter : Où est Dieu quand les bombes explosent ? Où est Dieu quand des enfants dorment à la rue ? Où est Dieu quand tant de personnes ne mangent pas à leur faim ? Où est Dieu ? Cette période de l’Avent peut devenir une période de protestation pour ne pas nous résigner. Pendant ces quatre semaines rythmées par l’allumage des quatre bougies, nous affirmons chaque dimanche que nous l’attendons, nous attendons sa venue, son royaume, sa victoire.

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi profiter de cette attente pour aider des familles accompagnées par le Centre Social Protestant de Strasbourg ! Nous aimerions mettre en place une petite collecte « festive » pour permettre à de nombreuses personnes en situation de précarité de vivre un mois de décembre un peu plus doux.
Les dons suivants seraient particulièrement utiles :

– produits festifs : petites douceurs, chocolats, biscuits de Noël, conserves raffinées, etc.
– produits alimentaires de base qui manquent souvent : huile, sucre, lait, conserves variées

Enfin, les produits d’hygiène sont aussi beaucoup demandés :

– gel douche, shampoing
– dentifrice, brosses à dents
– protections périodiques
– papier toilette

Vous pouvez venir déposer vos dons à la paroisse lors des cultes ou pendant les horaires d’ouverture du secrétariat. Tout sera redistribué directement aux familles tout au long du mois de décembre.

Merci par avance pour votre générosité. Et belle attente à toustes.

Pasteure vicaire Juliette Marchet


Brèves du Conseil Presbytéral de décembre:

Le Conseil Presbytéral (CP) vous présente un résumé de sa rencontre mensuelle sous formes de brèves ; Fabian Clavairoly entame notre réunion par une méditation d’Avent sur Zacharie 9,9-10 : habiter l’attente comme temps d’espérance ; Clémence Sauty propose un culte en mars prochain sur le thème de retrouver confiance en Dieu après un événement perturbateur ; Formation contre les violences sexuelles suivie par 5 animateurs du Bouclier avec l’association Thémis, réflexion sur un référent au sein du CP ; Concernant les faits de juillet, une enquête à été ouverte par le parquet et est en cours ; Retour sur un mois de novembre riche avec le culte du souvenir des défunts suivi d’un apéritif, le culte suivi d’un repas (60 personnes), le culte des tous petits et le partage biblique sur « Honore ton père et ta mère », l’excellente causerie du jeudi avec Jean-Michel Douiller et le joyeux culte retour du camp caté ; Le CP proposera aux paroissiens une journée portes ouvertes rue Fischart le 31 janvier pour visiter les appartements rénovés ; Paul Buret est salué pour son engagement précieux sur le chantier patrimonial ; les membres du CP se tiennent à votre disposition pour échanger davantage !

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Édito

Connaissez-vous Luisa ?

Il n’y a que 100 kilomètres entre Tübingen, ma ville natale, et Strasbourg, mais il y a ici pour moi beaucoup de choses à découvrir : des personnes intéressantes, des structures ecclésiastiques, des formes de culte, le statut particulier de l’Église en Alsace… Pour ces découvertes et ces expériences, j’ai eu la chance de passer près d’un an à Strasbourg dans le cadre du programme Erasmus en tant qu’étudiante en théologie protestante. Le Bouclier a été la première paroisse où j’ai assisté à un culte en septembre 2025 et je m’y suis tout de suite sentie très à l’aise. C’est pourquoi j’y effectue maintenant mon stage, afin de découvrir pendant un mois cette paroisse vivante et en particulier le quotidien de ses pasteur.e.s. Après deux semaines de stage, j’ai déjà pu acquérir de nombreuses expériences. Outre mon premier sermon dimanche dernier, ce sont surtout les deux cultes d’action de grâce et le culte de confirmation, ainsi que leur préparation, qui m’ont particulièrement marquée.

Dès ma première semaine de stage, j’ai accompagné Fabian Clavairoly à deux enterrements. Assister à un enterrement en tant que stagiaire est une expérience inhabituelle. En effet, on s’y rend généralement soit parce qu’on connaissait la personne décédée ou ses proches, soit parce qu’on y travaille en tant que pasteur.e, organiste ou entrepreneur.euse de pompes funèbres. En tant que stagiaire, j’étais un peu entre deux chaises, sans rôle précis. En même temps, j’ai trouvé ces moments intenses et, même si je ne connaissais ni les défuntes ni leurs proches, j’ai clairement ressenti le deuil qui régnait dans la salle. Pour moi, cela a été l’occasion d’observer et d’apprendre comment un pasteur peut organiser une cérémonie funéraire et à quel point il peut être important pour les proches d‘y participer. Le fait d’avoir pu assister à un entretien préparatoire pour l’un des deux cultes d’actions de grâce m’a notamment permis de comprendre une partie du processus. Car, comme dans de nombreux autres domaines du métier de pasteur, le travail ne se limite pas à la célébration du culte.

Lors du culte de confirmation à la Pentecôte, j’ai tout de suite remarqué à quel point il était personnalisé. Quand j’ai moi-même été confirmée il y a onze ans, je connaissais certains qui le faisaient plutôt pour les cadeaux ou pour leur famille. On parlait peu de notre foi personnelle. Ce qui m’a impressionnée au Bouclier, c’est que les jeunes suivent le catéchisme pendant trois ans. Au cours de cette période, on leur transmet des connaissances théologiques, ils réfléchissent de manière approfondie à leur propre foi et décident en conséquence de confirmer leur foi ou non. La confirmation devient ainsi une décision autonome et un espace d’apprentissage et d’épanouissement personnel, au lieu d’être un simple rituel. Et c’est là, pour moi, l’une des valeurs fondamentales du protestantisme : donner l’espace et les ressources nécessaires pour penser par soi-même. À la fin de leur parcours de catéchisme, les confirmand.e.s ont chacun.e reçu un livre en cadeau. J’étais présente lors de l’achat des livres et j’ai été touchée de voir à quel point Fabian et Juliette se sont efforcés de trouver un livre adapté à chacune et chacun des jeunes. Que cela soit possible tient sans doute, d’une part, à des facteurs externes tels que la petite taille du groupe mais, d’autre part, à l’engagement des deux pasteur.e.s.

Je suis très reconnaissante pour les expériences et les rencontres que j’ai pu vivre jusqu’à présent dans le cadre de mon stage, et j’attends avec impatience les deux semaines qui restent.

Luisa Herrmann

 

Brèves de la paroisse:

Méditation de Lionel sur le Psaume 139 : filiation intellectuelle entre la Réforme et Spinoza (refus de l’intermédiaire institutionnel, critique de la superstition, gouvernance préfigurant la démocratie) et apports de Spinoza dans la vie spirituelle et la lecture des Ecritures ; Accueil de Philippe Eber et Jean-Luc Sadorge pour présenter le projet luthérien d’organisation de Strasbourg-Centre : à la fois un projet de fusion de 3 paroisses luthériennes (Saint-Thomas, Temple neuf, Saint-Pierre-le-Jeune) et une proposition de collaboration renforcée des 9 paroisses sur des sujets transverses (culture, jeunesse, gestion du patrimoine), échanges sur les implications pour le Bouclier ; Retour sur la réunion du 18 mai au Quai St Thomas sur la « foncière » : projet de mutualiser et professionnaliser la gestion patrimoniale, participation des paroisses sur base du volontariat ; Rapport d’étonnement des deux stagiaires Luisa Herrmann et Dimitri Theodas, étudiants en théologie : liberté et autonomie au Bouclier, diversité de l’agenda, place du dialogue et des minorités, lien intergénérationnel, information sur théologie queer, accent sur la foi personnelle lors des confirmations et baptêmes, découverte des coulisses ; Fête de la musique : tartes flambées offertes par le restaurateur voisin, musique dès 18h30 avec jeunes musiciens, Gospel Friends, chœur du Stift, chœur Méditerranée puis 2 groupes invités (blues et brésilien).

Pour les rdv à ne pas manquer, cliquez sur le lien :

https://www.lebouclier.fr/categorie/evenements/

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.