Nous avons eu l’occasion de vivre dimanche dernier un culte particulier qui fera date tant par la qualité de la prédication que par la spiritualité qui s’en est dégagée au cours d’une liturgie inspirée. Porté par l’équipe de préparation composée d’étudiantes en théologie, des pasteurs, de conseillers presbytéraux, et de musiciens, il fut vécu de manière assez unanime comme un temps lumineux et apaisé, bien que la thématique abordée soit d’une grande sensibilité.

En effet, aborder les questions difficiles que peuvent poser la réalité des abus qui existent dans la société et dans nos milieux ecclésiaux, n’est pas chose aisée. A fortiori, prendre le temps de nommer, de penser et de ressentir ce que cela nous fait quand notre confiance est ébranlée ; quand nous sommes témoins (même parfois de très loin) de violences qui nous interpellent et remettent en question ce que nous avons cru de nous-mêmes, des autres, ou même de Dieu, est pour nombre d’entre nous une épreuve.

Le fait que nous ayons pu nous réunir sereinement en regardant en face cette problématique représente un pas en avant, certes modeste, mais crucial : il nous permet de reconnaître que le désir de responsabilité et de justice dans notre Église et dans le monde protestant est une réalité qui fait sens encore et toujours.

Il est évident que beaucoup d’entre nous ont en tête les événements qui ont touché notre paroisse (l’enquête diligentée par le parquet de Strasbourg est encore en cours et les pasteurs, conseillères et conseillers presbytéraux se tiennent, depuis le début, à la disposition de quiconque aurait besoin de se confier)

Mais même si cette histoire nous touche particulièrement au Bouclier, notre intention  n’a pas été de se focaliser uniquement sur cette expérience. D’ailleurs, de nombreuses personnes présentes dimanche venaient de communautés différentes, bien au-delà du cercle paroissial.

Nous ressortons donc de cette expérience cultuelle avec la conviction réaffirmée que nommer le réel et le déposer devant Dieu est une bonne chose ; quel la Parole que Dieu nous adresse dans les temps forts de notre existence est une Parole de vie qui relève et même porte celles et ceux qui en ont besoin.

Et pour cela, nous pouvons être reconnaissants.

Juliette Marchet et Fabian Clavairoly

Vous pouvez lire la prédication en suivant ce lien

 


Brèves du Conseil presbytéral de mars :

Méditation de Fabian sur le livre d’Esther et Pourim (le jeûne est commun cette année aux trois religions abrahamiques) : figure féminine courageuse, progression du deuil vers l’action, Dieu n’est jamais nommé mais il est une force à l’œuvre  ; Comptes 2025 : déficit supérieur de 15 000€ aux prévisions dû aux charges locatives non récupérables rue Fischart, adoptés avec quitus donné au trésorier ; Budget 2026 adopté, tournant financier avec immeuble Fischart entrant en phase locative ; L’assemblée de paroisse est prévue le 22 mars ; Retour sur février avec notamment le culte sur les violences, grave et solennel, belle assistance dont personnes extérieures ; Causerie sur la mémoire des guerres de religion chez les protestants qui fut très appréciée ; Partage biblique bien suivi

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Édito

Ordination de la pasteure Juliette Marchet

Le saviez-vous ?

Pour accéder au ministère pastoral dans notre Église (l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine) il faut avoir compléter un cursus de cinq années de théologie protestante et trois années de formations professionnalisantes appelées vicariat. Durant ces trois dernières années, il faut à plusieurs reprises avoir rencontré la « Commission des ministères », un groupe de personnes qui suivent, discernent et agréent bénévolement les potentielles pasteures. Et enfin, une fois que cette commission a donné un avis positif, il faut que le Conseil restreint de l’Uepal décide d’accueillir les candidates comme ministre de l’Union d’Église.

Beaucoup de mots pour vous dire que cela fait huit années que je me prépare à devenir pasteure et que j’arrive enfin à la fin de ce parcours marqué par mon culte d’ordination ! Ce culte sera célébré collectivement avec mes collègues de promotion qui elles et eux aussi, ont suivi ce long parcours et occupent désormais leurs postes dans différentes paroisses d’Alsace et de Moselle.

Selon le texte de référence de la Communion d’Églises Protestantes en Europe, Ministère – Ordination – Episkopé, « l’ordination est l’action officielle effectuée au nom de Dieu par laquelle une Église reconnaît et confirme la vocation d’une personne et ses aptitudes à un ministère spécifique et mandate la personne ordonnée en vue de ce service. L’acte liturgique d’ordination se déroule au milieu de la communauté réunie pour son culte et comprend l’imposition des mains et la prière appelant la venue de l’Esprit Saint. Cet acte rappelle que tout ministre dépend de la force, de l’inspiration que Dieu lui accorde, ainsi que de la prière de la communauté demandant à Dieu de l’accompagner de son Esprit Saint dans le service qui l’attend. L’ordination ne créé cependant pas une distinction qualificative entre les personnes ordonnées et celles qui ne le sont pas au sein de tout le peuple de Dieu. »

Ainsi, en étant ordonnée le dimanche 18 octobre, je ne rentre pas dans un « ordre » de personnes qui seraient plus proches de Dieu. A mon sens, l’ordination est un événement qui n’aura lieu qu’une seule fois dans ma vie, où l’on demandera à Dieu, devant une assemblée, de me donner la force et la bénédiction de me mettre au service de l’Église et de ses membres. Car être pasteure, ce n’est pas seulement avoir un beau CV de huit années (ou plus !) de formation. C’est avant tout vivre une vocation : celle de faire confiance à Dieu et me lancer dans l’aventure folle de servir l’Église, en 2026, dans notre monde sécularisé, où être pasteure n’est pas particulièrement vu comme un métier « cool ».

Dans le monde réformé, on parle plutôt de « reconnaissance des ministères ». Mon côté luthérien m’a fait choisir le terme ordination car je crois que même si j’arrêtais un jour d’être pasteure, on ne pourrait pas m’enlever le fait que je l’ai un jour été. Un peu à la manière d’un baptême, je crois qu’il y aura un avant et un après l’imposition des mains et la bénédiction que je recevrai le 18 octobre. En devenant officiellement pasteure, je ne deviens pas meilleure que les autres, loin de là. Mais je crois que pasteure n’est pas un métier comme les autres, et c’est ce que j’aime.

Alors merci chère communauté du Bouclier de m’avoir accueilli et de m’avoir permis de continuer à aimer être pasteure ! Je sais que j’ai beaucoup de chance de pouvoir débuter mon ministère auprès de vous. Alors si c’est possible pour vous, j’aimerais vous demander de penser à moi le dimanche 18 octobre. Et si vous le pouvez, vous êtes bien entendu les bienvenu·es pour vivre ce culte en présence avec nous à Saverne.

Les informations pratiques : le culte aura lieu le dimanche 18 octobre 2026 à 15 heures à l’église protestante de Saverne (Place des Dragons). Le culte sera suivi d’un moment convivial à la salle Marie-Antoinette au château des Rohan.

Pasteure Juliette Marchet

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.