Charles Laughton incarne Quasimodo, le bossu de Notre-Dame, de William Dieterle.

Nous sommes tous des Quasimodo.

Dans l’épitre de Pierre au premier chapitre on peut lire au verset 3: « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts ».

Selon une tradition chrétienne de l’Église ancienne, les baptisés de la nuit pascale gardaient durant une semaine les vêtements blancs dont ils avaient été revêtus pour signifier leur nouvelle naissance.

Ils étaient alors « comme des nouveaux nés », les fameux quasimodo geniti qui ont donné son nom à ce dimanche, tirés de cette même épitre de Pierre: « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut ».

A Rome, cette messe était aussi une deuxième fête de Pâques (quasi modo) pour tous les pèlerins qui arrivaient trop tard pour assister à la célébration. Nous-mêmes avons revêtus le Christ au jour de notre baptême,  et notre vie, chaque jour en est renouvelée.

Charles Laughton incarne Quasimodo, le bossu de Notre-Dame, de William Dieterle.
Charles Laughton incarne Quasimodo, le bossu de Notre-Dame, de William Dieterle.

Pourtant… une semaine après leur baptême, ils se trouvaient confrontés à la principale difficulté de ceux qui ont la foi : l’incrédulité de ceux qui les entourent. Une incrédulité qui pouvait les faire douter, s’ils n’y arrivaient pas déjà assez bien eux-mêmes… C’est notre cas à nous aussi, une semaine après la Bonne Nouvelle de Pâques, que reste-t-il de la puissance de la résurrection ?

Nous nous tenons sur la ligne de crête entre d’un côté une modernité qui balaie tout sur son passage, et de l’autre le risque d’une foi qui serait séparée du monde au prétexte de mieux s’en protéger.

Le chrétien navigue souvent à vue entre ces deux écueils, mais se voit alors proposer un horizon que je décrirais à la fois comme « acquiescement au monde » ; « refus du mal » et « partage de l’espérance » envers et contre tout.

C’est que Dieu forme des projets pour nous, au nom de la victoire sur la mort qui nous est présentée de bien des manières dans la Bible.

Pasteur Fabian Clavairoly

A noter : lundi 8 mai : Grande balade paroissiale (informations et inscriptions pour le covoiturage via l’agenda du site).

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Édito

Nous avons eu l’occasion de vivre dimanche dernier un culte particulier qui fera date tant par la qualité de la prédication que par la spiritualité qui s’en est dégagée au cours d’une liturgie inspirée. Porté par l’équipe de préparation composée d’étudiantes en théologie, des pasteurs, de conseillers presbytéraux, et de musiciens, il fut vécu de manière assez unanime comme un temps lumineux et apaisé, bien que la thématique abordée soit d’une grande sensibilité.

En effet, aborder les questions difficiles que peuvent poser la réalité des abus qui existent dans la société et dans nos milieux ecclésiaux, n’est pas chose aisée. A fortiori, prendre le temps de nommer, de penser et de ressentir ce que cela nous fait quand notre confiance est ébranlée ; quand nous sommes témoins (même parfois de très loin) de violences qui nous interpellent et remettent en question ce que nous avons cru de nous-mêmes, des autres, ou même de Dieu, est pour nombre d’entre nous une épreuve.

Le fait que nous ayons pu nous réunir sereinement en regardant en face cette problématique représente un pas en avant, certes modeste, mais crucial : il nous permet de reconnaître que le désir de responsabilité et de justice dans notre Église et dans le monde protestant est une réalité qui fait sens encore et toujours.

Il est évident que beaucoup d’entre nous ont en tête les événements qui ont touché notre paroisse (l’enquête diligentée par le parquet de Strasbourg est encore en cours et les pasteurs, conseillères et conseillers presbytéraux se tiennent, depuis le début, à la disposition de quiconque aurait besoin de se confier)

Mais même si cette histoire nous touche particulièrement au Bouclier, notre intention  n’a pas été de se focaliser uniquement sur cette expérience. D’ailleurs, de nombreuses personnes présentes dimanche venaient de communautés différentes, bien au-delà du cercle paroissial.

Nous ressortons donc de cette expérience cultuelle avec la conviction réaffirmée que nommer le réel et le déposer devant Dieu est une bonne chose ; quel la Parole que Dieu nous adresse dans les temps forts de notre existence est une Parole de vie qui relève et même porte celles et ceux qui en ont besoin.

Et pour cela, nous pouvons être reconnaissants.

Juliette Marchet et Fabian Clavairoly

Vous pouvez lire la prédication en suivant ce lien

 


Brèves du Conseil presbytéral de mars :

Méditation de Fabian sur le livre d’Esther et Pourim (le jeûne est commun cette année aux trois religions abrahamiques) : figure féminine courageuse, progression du deuil vers l’action, Dieu n’est jamais nommé mais il est une force à l’œuvre  ; Comptes 2025 : déficit supérieur de 15 000€ aux prévisions dû aux charges locatives non récupérables rue Fischart, adoptés avec quitus donné au trésorier ; Budget 2026 adopté, tournant financier avec immeuble Fischart entrant en phase locative ; L’assemblée de paroisse est prévue le 22 mars ; Retour sur février avec notamment le culte sur les violences, grave et solennel, belle assistance dont personnes extérieures ; Causerie sur la mémoire des guerres de religion chez les protestants qui fut très appréciée ; Partage biblique bien suivi

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.