Il y a dans les Évangiles une étonnante vérité : Jésus aime manger.

Non pas pour le plaisir de la table, mais parce que le repas est le lieu de la rencontre. À chaque fois qu’il s’assied pour partager le pain, quelque chose se révèle — de Dieu, de l’autre, et du Royaume à venir.

Jésus ne choisit pas toujours bien ses convives, du moins selon les critères du monde. On le voit à table avec les pécheurs, les publicains, les gens de mauvaise réputation. Cela scandalise les bien-pensants de son temps : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les pécheurs ? » demandent-ils.

Mais c’est précisément là que réside la grâce. Le repas devient signe d’une communion offerte, non à ceux qui se croient dignes, mais à ceux qui ont faim de pardon, de présence et de vie.

Chez Lévi, chez Zachée, chez Marthe et Marie, dans la foule des cinq mille ou au soir de la Cène, le Christ se fait compagnon de table. Il rompt le pain, partage le vin, écoute, enseigne, relève. À table, il n’y a plus de hiérarchie : le riche et le pauvre, le juste et le pécheur, le disciple fidèle et le traître s’y retrouvent côte à côte. C’est là, au cœur d’un repas, que se dévoile le visage d’un Dieu proche, humain, qui entre dans nos maisons et dans nos vies.

Et quand tout semble fini — après la croix, après la mort — c’est encore à table qu’il se fait reconnaître : à Emmaüs, lorsqu’il rompt le pain, ou au bord du lac, quand il prépare du poisson pour ses amis fatigués. Le Ressuscité continue de nous inviter à sa table.

Chaque fois que nous partageons le pain, que nous ouvrons nos portes, que nous accueillons l’autre sans condition, le Royaume s’approche. Peut-être faut-il redécouvrir cela aujourd’hui : dans un monde pressé, fragmenté, méfiant, le repas demeure un lieu de grâce. S’asseoir, écouter, bénir, rompre le pain ensemble — voilà déjà un geste d’Évangile.

Nous avons vécu dimanche un très beau moment à l’issue du culte avec un repas fraternel qui a rassemblé presque 60 personnes. Merci Jean-Fréd et Magali ! Dans la tradition réformée, ce lien entre table eucharistique et table fraternelle a toujours été essentiel. Le repas de communion déborde sur la vie communautaire : il nous envoie vers la table des autres, celle où se construit la fraternité concrète, en unissant ce que nous croyons et ce que nous vivons.

A une époque où l’on mange souvent seul et rapidement, ces repas partagés donnent à l’Église son visage de corps vivant. Autour d’une table, on ne consomme pas seulement des mets : on apprend à se connaitre. On reçoit la présence des autres, on apprend la lenteur, l’écoute, la gratitude, y compris parfois aux côtés d’un prochain que l’on n’a pas choisi…

Le repas communautaire, intergénérationnel, devient alors geste spirituel : il affirme que la communion n’est pas qu’une idée, mais une expérience tangible du Royaume qui vient. Chaque fois que l’Église se met à table, là où le pain est rompu et le vin partagé, c’est toujours Dieu qui, le premier, nous invite. Nous aimerions pouvoir proposer au moins un repas par mois pour vivre ces temps de partage précieux. Pour cela, l’engagement de certains est indispensable et nous aurions besoin d’une ou deux équipes en plus pour une parfaite régularité.
Alors si vous aimez cuisiner et/ou discuter, faites-moi signe !

Pasteur Fabian Clavairoly

Prochains repas fraternels à noter (avec les équipes car il y a des talents derrière chaque repas) :

Dimanche 21 décembre : Jeanne, Fiete et les étudiants du groupe 20-30

Dimanche 11 janvier : Kader, Caroline, Christine & Co

Dimanche 1er février : Anne-Muriel, Stéphanie, Bruno, Christian, Jérôme, Françoise et Jean-Fréd

Dimanche 22 mars : Vera, Fabian

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Édito

Bienvenue à Jette, notre nouvelle volontaire pour cette année !

Samedi, lors du culte de rentrée, nous aurons la joie d’accueillir officiellement notre nouvelle volontaire VISA pour l’année à venir. Nous lui avons demandé de se présenter en quelques phrases:

Bonjour!

Je m‘appelle Jette, j‘ai 20 ans. Je viens d‘un village près de Kulmbach, non loin de Nuremberg en Bavière. Cet été, j‘ai fait mon bac et maintenant un nouveau chapitre commence dans ma vie.

C‘était toujours mon rêve de faire un bénévolat, car à mon avis cela permet d’apprendre beaucoup sur soi-même et sur la vie.

J‘ai choisi de partir en France, parce que j‘aimerais améliorer mon français et en plus je voudrais découvrir une nouvelle culture et vivre la vie dans un autre pays.

J‘ai également choisi la paroisse de Bouclier, parce que j‘aimerais passer du temps avec des personnes qui partagent ma foi.

En plus je voudrais grandir dans ma foi et échanger sur la foi avec les autres.

De plus j‘aimerais travailler avec des enfants et des jeunes, parce que c‘est très intéressant.

En général, je peux dire que j‘ai hâte de participer à la vie de l‘église et je pense que le travail me plaira beaucoup.

Pendant mon temps libre, j‘aime faire du sport, comme faire du jogging, du vélo, du ski ou des randonnées. J‘aime aussi rencontrer mes amis et lire des livres.

J‘ai hâte de rencontrer de nouvelles personnes et de faire de nouvelles connaissances.

Merci pour ce bel accueil ici!

À bientôt!


Brèves du CP de rentrée:

Méditation de Fabian sur François d’Assise et son héritage dans l’encyclique du pape éponyme : justice sociale et justice écologique liées, cela rejoint la thématique de l’année de nos églises, « l’eau vive » (Ézéchiel 47) ; selon la théologie de la grâce, l’eau est un don et non le fruit de nos efforts, mais cela n’exonère pas d’une action concrète face aux enjeux actuels ; Accueil de Jette Schuster, volontaire internationale de 20 ans venant de la région de Nuremberg pour l’année ; Retour sur l’été : la fête de la musique réussie grâce au restaurateur ayant offert la prestation et à la programmation musicale, Camp franco-allemand des EUL en Normandie dirigé par Juliette en remplacement du camp Awesome, Camp Jura à Pierrefontaine avec une trentaine de participants, 8 animateurs dont 3 nouveaux, ambiance très bienveillante et cohésion remarquable ; Les 3 enjeux de l’année : renouvellement du CP, départ à la retraite d’Anne-Marie, notre assistante de paroisse et bouclage du projet Fischart ; Culte de rentrée le 12 septembre : installation de Juliette comme seconde pasteure, présentation de Jette et des activités de l’année ; Colloque Calvin le 10 octobre, ouvert au grand public, avec des spécialistes : Olivier Millet, Mathieu Arnold, Marc Vial, Philippe Aubert.

 

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.