Nous vivrons dimanche le baptême d’Inès.

Quand on parle du baptême, on aborde un sujet qui nous touche de manière à la fois intime et ultime.

Intime, car il nous renvoie à notre histoire personnelle : notre rapport souvent complexe à la famille, aux parents, aux parrains et marraines, notre rapport non moins complexe à l’Église, à une paroisse, à un pasteur…

Et ultime, car on touche ici aux « choses dernières » comme disent les théologiens, c’est-à-dire notre rapport à la mort et à la résurrection : la nôtre à travers celle du Christ.

De l’intime à l’ultime donc, il n’y a qu’un pas que certains osent franchir, alors que d’autres n’osent pas. On touche ici à des  « choses sensibles car on parle d’Inès, ou de Simone et Lenni la semaine dernière, et à travers eux, de vous et de moi.

On sort peu à peu de la lecture à distance, de la dogmatique nécessaire mais insuffisante, pour se laisser saisir par le sacrement.

Car en réalité, la question pour nous, le véritable enjeu, n’est pas seulement de comprendre intellectuellement le sens de ce rite, mais de « se comprendre » en vérité à travers lui.

Comme dans l’histoire de ce disciple sérieux qui étudiait jour et nuit, et qui un jour dit fièrement à son maître : « J’ai traversé cent fois la Torah. »

Ce à quoi le maître lui répondit : « C’est bien, mais est-ce que la Torah t’as traversée ? »

Le culte de dimanche sera peut-être l’occasion de nous laisser traverser par la Parole de Dieu et par le sens de notre baptême.

Pasteur Fabian Clavairoly

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