Donner un peu de son temps au Bouclier ?

Nous vivrons dimanche à 10h30 le culte et l’Assemblée de paroisse qui sera l’occasion de revenir sur les activités de la paroisse ainsi que sur ses projets. Pour mener à bien toutes les missions que la paroisse s’est donnée, elle peut s’appuyer sur les moyens suivants :

  • Les dons des paroissiens et des amis de la paroisse
  • Les ressources propres de la paroisse
  • La participation financière aux activités de la paroisse
  • Les nombreux engagements bénévoles, piliers essentiels de la paroisse

La réforme protestante a développé très tôt une éthique particulière basée sur la conviction que la foi engage. Non pas par devoir, mais par joie ou par reconnaissance de donner après avoir tant reçu. Les protestants vivent donc leur engagement comme une réponse à l’appel toujours premier de Dieu

Il n’y a pas de hiérarchie qui placerait certaines tâches au-dessus des autres dans le service de Dieu : chacun peut trouver une manière de lui rendre gloire comme il le souhaite ou le peut, selon les dons qui lui sont propres.

Être bénévole au Bouclier c’est :

  • S’approprier le projet paroissial et agir en phase avec celui-ci
  • Apporter ses compétences au service de son engagement bénévole
  • S’investir avec sérieux
  • Etre fiable dans ses engagements : être quelqu’un sur lequel on puisse compter

Le Conseil presbytéral, comme les bénévoles engagés dans les différentes activités, sont mus par des qualités de discrétion, laquelle fait partie du sérieux de l’engagement.

Les nombreuses activités menées au sein de la paroisse nécessitent la présence de bénévoles ; la forme de cet engagement peut être variable : soit régulière tout au long de l’année, soit ponctuelle en fonction du type d’activité.

Vous trouverez sur le site sous l’onglet « s’engager au Bouclier » : https://www.lebouclier.fr/wp-content/uploads/2023/08/cid0687E0BD-DD14-4050-945F-2108FC0E2177.pdf

une feuille qui liste les besoins et les compétences recherchées.

N’hésitez pas, nous comptons sur vous !

Au plaisir de vous retrouver dimanche,

Pasteur Fabian Clavairoly

 

A venir :

  • Samedi 16 mars à 16h30 : Culte des tout-petits sur le thème de la Sainte-Cène
  • Dimanche 17 mars à 9h00 : Catéchisme pour adulte  » Peut-on parler d’un retour du religieux ?  » par le professeur Fritz Lienhard
  • Dimanche 17 mars à 10h30 : Culte et assemblée de paroisse avec prédication de Fritz Lienhard
  • Dimanche 17 mars à 19h00 au Bouclier (salle Calvin) : « Les Psaumes dans le judaïsme » par Elie David, président de l’union Juive libérale de Strasbourg
  • Jeudi 21 mars à 15h00, Causerie : « L’Europe des droits de l’homme. Histoire et actualité de la Cour européenne des droits de l’homme », par Mattias Guyomar, juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), élu au titre de la France

 

Partagez cet édito

Édito

Épiphanie : quand la légende fait oublier la révélation

L’Épiphanie est aujourd’hui, pour beaucoup, une fête aimable et inoffensive. Une galette partagée, une fève, trois rois exotiques… Une fête folklorique, presque décorative, qui a glissé du cœur de la confession chrétienne vers l’imaginaire populaire. On en a conservé les images, tout en les vidant de leur portée théologique.

Cette transformation ne doit rien au hasard. Elle est largement héritée de l’immense succès de la Légende dorée de Jacques de Voragine, au XIIIᵉ siècle. Cet ouvrage d’un religieux dominicain italien conçu pour l’édification des fidèles a profondément marqué la piété médiévale et l’imaginaire chrétien occidental. Son titre est à lui seul révélateur : Legenda ne signifie pas à l’origine « ce qui est faux », mais « ce qui mérite d’être lu ». Or, au fil du temps, le mot a changé de sens. La légende n’est plus ce qui éclaire et transmet, mais ce qui enjolive et finit par détourner de la vérité du texte. En commençant votre récit par les mots : « je vais vous raconter une légende », vous hypothéquez grandement les chances d’être véritablement pris au sérieux.

Avec la Légende dorée, les mages de l’Évangile deviennent donc des rois, reçoivent des noms devenus célèbres, des âges, des continents, une histoire complète, presque des biographies. Le récit biblique volontairement sobre et dérangeant, se trouve enrichi, complété, recouvert d’un glacis narratif au point que ce qui relevait de la révélation devient épopée. Et en passant du mystère à la fresque, ce qui interpellait devient rassurant.

Or l’Évangile selon Matthieu ne raconte rien d’un conte aimable. Il met en scène des étrangers venus d’Orient qui lisent les signes du ciel mieux que les autorités religieuses de Jérusalem. Des hommes qui se trompent de chemin et croisent le pouvoir violent d’Hérode, avant de trouver l’enfant en quittant les palais pour une maison ordinaire, à la lumière d’une prophétie ancienne. La révélation n’a rien de spectaculaire : elle est discrète, fragile, et profondément décentrante.

Cette légendarisation n’est d’ailleurs pas restée sans conséquences concrètes dans la manière de vivre la foi en Occident. La question des reliques en est l’un des signes les plus visibles. Selon la tradition relayée par la Légende dorée, les corps des rois mages auraient été découverts en Orient, transférés à Constantinople, puis à Milan, avant d’être solennellement déposés à Cologne au XIIᵉ siècle. La présence de ces reliques transforme alors la ville en haut lieu de pèlerinage. Dès le Moyen Âge, Cologne devient, après Rome, la ville la plus visitée de la chrétienté occidentale. La légende façonne ainsi la géographie spirituelle de l’Europe, mêlant foi, pouvoir, économie du pèlerinage et donc prestige ecclésial.

Mais ce déplacement est aussi révélateur d’un glissement plus profond. Ce qui devait conduire à la rencontre du Christ vivant s’est parfois alors  fixé dans la vénération d’ossements supposés, dans la sacralisation de lieux et d’objets, dans l’illusion qu’on puisse approcher Dieu par le détour de ce qui se voit, se touche et se conserve.

L’Évangile de l’Épiphanie ne connaît pourtant ni tombe à honorer, ni reliques à préserver, ni sanctuaire à parcourir. Il raconte une rencontre brève et décisive, puis un départ. Les mages ne deviennent pas les gardiens d’un lieu sacré : ils repartent, intérieurement déplacés, par un autre chemin. La révélation ne s’installe pas. Elle met en route.

C’est pourquoi l’Épiphanie rappelle avec force que la foi chrétienne ne repose pas sur des médiations accumulées, mais sur l’écoute confiante de la Parole. Là où la légende a parfois figé la foi dans des formes rassurantes, l’Évangile, lui, dérange, décentre et libère.

L’Église ne vit pas de reliques, mais de la Parole annoncée ; non de ce qui se conserve, mais de ce qui se proclame et appelle à la foi.

Pasteur Fabian Clavairoly


 

Brèves du Conseil presbytéral de janvier :

Le Conseil presbytéral vous présente un résumé de sa rencontre mensuelle sous formes de brèves : Fabian Clavairoly entame notre réunion par un quizz théologique sur l’Épiphanie autour d’une galette des rois ; Appartements rue Fischart : acquéreurs potentiels identifiés ; Finances paroissiales : dons réguliers et dons exceptionnels au-delà de nos prévisions, mais risque de problèmes de trésorerie à court terme avant la vente des appartements ; Weekend de travail du CP envisagé au Climont en mars ; Camp Awesome prévu du 15 au 24 juillet avec Juliette Marchet (validation BAFD) et Marie-Claire Gaudelet ; Réflexion à lancer sur les futurs remplacements au CP et départs en retraite

Tous les membres du CP se tiennent à votre disposition pour échanger davantage, n’hésitez pas à les contacter !

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.