La fin de vie est la vie

« Il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir » : dans son avis de ce mardi 13 septembre, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE https://www.ccne-ethique.fr/node/529?taxo=0 ) invite à une reprise du débat sur l’accompagnement de la fin de vie en France.

La loi Claeys-Leonetti de février 2016 prévoit la possibilité de recourir à « la sédation profonde et continue jusqu’au décès pour les personnes malades dont le pronostic vital est engagé à court terme, avec arrêt de tous les traitements ». Une difficulté est l’application de la loi : certains départements n’ont pas d’unités de soins palliatifs, et la possibilité d’écrire ses directives anticipées est peu connue.  Le CCNE pose aussi la question du « moyen terme », de la prise en compte des situations liées aux  maladies neurodégénératives et énonce aussi les « conditions strictes » dans lesquelles une personne pourrait être accompagnée activement dans sa volonté de mettre fin à ses jours (fin de vie assistée).

Le CCNE est dans son rôle de boussole dans ce débat entre l’intime (l’autonomie de la personne qui souhaite décider), le corps médical (en premier concerné dans l’accompagnement), la société qui doit protéger les plus faibles et l’entourage qui accompagne et vit lui aussi cette « fin de vie ».

Les contributions des protestants aux débats publics sont attendues et écoutées : notre manière de poser les questions, de percevoir les enjeux, d’articuler notre foi et notre éthique avec les défis de société permettent de contribuer et d’enrichir les débats. Ainsi, sur la fin de vie, la Fédération Protestante de France propose une réflexion : https://www.protestants.org/page/884233-commission-ethique-et-societe

Dans les prochains temps, nous aurons à être présents à nouveau sur ce débat tel que la fin de vie et sans doute aussi sur la question de l’avortement. Et nous savons que notre protestantisme est particulièrement sensible aux questions des droits de la femme, de la crise écologique et de la construction de l’Europe à nouveau en conflit.

Pasteur Pierre Magne de la Croix

Nous relayons la demande du CSP (Centre Social Protestant) qui a un besoin urgent de produits hygiéniques pour hommes, femmes et enfants (savon, gel douche, brosses à dents, tampons, serviettes hygiéniques, couches…)

Vous pouvez déposer vos dons au secrétariat aux horaires d’ouverture et au début du culte.

Merci pour votre générosité.

Les rendez-vous de la semaine

Dimanche 18 septembre : culte en présence et sur www.envideo.lebouclier.fr  

samedi 24 septembre :

– matin : synode électif de l’Église réformée d’Alsace-Moselle. Le pasteur Pierre Magne est candidat : https://www.lebouclier.fr/candidature-de-pierre-magne-de-la-croix/

– 14h00 : culte au Bouclier pour l’installation du nouveau conseil synodal. Bienvenue à tout le monde

 

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Édito

Ce mercredi nommé Mercredi des Cendres marque le commencement du Carême, ce temps liturgique d’une durée de quarante jours au cours duquel les protestants sont souvent rattrapés par leur culture catholique et se demandent ce qu’ils pourraient bien faire, alors que les catholiques, sous l’influence protestante, s’interrogent sur ce qui est vraiment légitime et ce qui l’est moins.

Le réformateur Jean Calvin a largement traité cette question dans l’Institution de la religion chrétienne, reprenant patiemment les éléments bibliques dont nous disposons, selon le principe de la Réforme sola scriptura, afin d’identifier à la fois les superstitions et les malentendus théologiques entérinés par une tradition longtemps complaisante vis-à-vis de pratiques discutables.

Dans une relecture synoptique étonnamment moderne des ministères de Moïse et de Jésus, révélant au passage l’un des projets du rédacteur de l’Évangile selon Matthieu, Calvin écrit : « Car comme Moïse avait miraculeusement jeûné quarante jours et quarante nuits, (…) c’était bien raison qu’il y eût un même miracle fait en Jésus-Christ pour qu’il ne semblât point que l’Évangile fût moindre que la Loi ».

C’était donc ça ! Il convenait pour les Évangiles de présenter Jésus comme le nouveau Moïse afin d’asseoir sa légitimité aux yeux de certains, et construire en l’occurence un récit qui puisse être perçu comme le symétrique exact, en miroir, du récit de l’Exode.

Et Calvin enfonce le clou en ajoutant, lapidaire : « Or il est certain que Jésus-Christ n’a point jeûné pour donner exemple aux autres, afin qu’on le suivit (…) car Jésus-Christ n’a point jeûné plusieurs fois, comme il fallait qu’il le fît s’il eût voulu constituer une loi de jeûne annuel, mais une fois seulement » (IRC, livre IV, chap. XII, p. 233). Le thème « une fois pour toutes » est un motif central chez Calvin, en particulier au sujet de la sanctification et de la rédemption qui nous sont acquises définitivement.

Pour revenir au Carême et aux pratiques qui le caractérisent, dans la lignée des prophètes, comme Joël qu’il cite à plusieurs reprises, le jeûne en théologie réformée devrait être avant tout« affection intérieure du cœur ». Un programme dont chacun conviendra qu’il est autrement plus exigeant que quelques privations culinaires, fussent-elle cruelles.

C’est ainsi que j’ai lu avec reconnaissance ces lignes sous la plume du Pape Léon XIV qui préconise avec sagesse : « Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. »

En écho à la conclusion de la prédication donnée dimanche dernier par Jean-Gustave Hentz, les paroles que Jésus adresse à des pharisiens exaspérés nous reviennent alors à l’esprit : « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’une personne qui la rend impure. Mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui la rend impure » (Mt 15, 11).

Pasteur Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.