Le corps a plusieurs membres. Semaine du 11 septembre 2021

L’image du corps parle pour dire la belle diversité du corps (ainsi : j’ai deux oreilles et une bouche pour écouter deux fois plus que je ne parle), pour dire aussi la diversité et la dépendance, avec ses limites et ses joies, dans une même famille (ainsi avec mes 3 frères qui sont… si différents et si semblables !), pour dire la diversité aussi dans la famille de l’Église (vous trouverez des exemples), dans une classe, lors d’un camps, dans une communauté de ville, de quartier, de pays, d’Europe. Cette image du corps que Paul aime reprendre (1 Corinthiens 12) lui permet aussi de dire, de me dire que je ne me suffis pas à moi-même et que j’ai besoin des autres (comme la bouche a besoin des oreilles), que lesdits « maillons faibles » sont les plus importants, celles et ceux qui nécessitent mon attention puisque lorsqu’un membre du corps a mal, c’est tout le corps qui a mal. Le « mal », de même que la joie et le bonheur se partagent.
C’est l’expérience que nous vivons dans un groupe : ainsi lors d’un camp lorsqu’un jeune se fait mal ou est mal, tout le groupe le sent, le ressent et le prend en compte. C’est aussi ce qui se vit en Église ou en communauté. Ainsi ce 11 septembre nous rappelle notre « mal » du 11 septembre 2001, lorsque « nous sommes Manhattan » comme « nous sommes Charlie » , « nous sommes Bataclan » et maintenant nous dirons : nous sommes « les femmes d’Afghanistan » , « les femmes au Texas », les populations au Mali, en Syrie et la liste serait longue.
Pour Paul, cette image du corps parle aussi de Jésus-Christ : dans le corps de ses contemporains, de ce groupe de Galiléens, il a été « le maillon faible » celui qui a été lâché, oublié, mis de côté, enterré. Et le christianisme, notre espérance, se sont construits sur cet événement : celui qui aux yeux du monde est « le petit », le faible, l’oublié, celui-là, dit Dieu, est mon fils. « Dieu a composé le corps en donnant plus d’honneur à ce qui en manque… que les membres aient un commun souci les uns des autres » (1 Ko12,25)

Bonne rentrée
Pasteur Pierre Magne de la Croix

Les rendez-vous de la semaine

  • Samedi 11 septembre
    13h30 : rentrée de Dimanche En Fête devant le palais universitaire
    17h00 : culte de rentrée « en présence » et sur www.envideo.lebouclier.fr . Accueil des catéchumènes de 1ère année et
    présentation des films et photos des deux camps d’été.
    Puis dans la cour, avec le pass sanitaire et les distances : knack & pain

Pour suivre les cultes par téléphone uniquement :
1. Appeler le 01 70 95 01 03
2. Tapez le numéro de la réunion : 322 913 6128 #
3. L’opérateur demande le numéro de participant ; vous tapez juste le : #
4. Tapez le code de la réunion : 265 204 #

  • Pas de culte au Bouclier ce dimanche 12 septembre
  • Lundi 13 septembre, 20h00, au temple : reprise du chœur du Bouclier dans le respect des règles sanitaires et avec le pass sanitaire.
  • Mercredi 15 septembre 20h « en présence » ou par Zoom au temple : Albert Schweitzer, à hauteur d’homme . Conférence du professeur Matthieu Arnold. Dans le respect des règles sanitaires et et avec le pass sanitaire.
  • Jeudi 16 septembre 20h « en présence » ou par Zoom au temple : Exploitation de la forêt primaire, faune sauvage et multiplication des pandémies . Conférence du Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité Consultatif National d’Éthique. Dans le respect des règles sanitaires et avec le pass sanitaire.
  • Dimanche 19 septembre, 09h00 : catéchisme d’adultes : Le pass sanitaire, mesure d’exclusion ? Entre autorité, responsabilité et liberté . Avec Frédéric Rognon.

Pour aller plus loin

  • L’inquiétude salvatrice. Si ce coronavirus était un coup de semonce ? Un dernier avertissement avant notre joyeuse indifférence aux malheurs des autres… Le point de vue de Didier Sicard, professeur de médecine et ancien président du Comité consultatif national d’éthique. https://regardsprotestants.com/societe/linquietude-salvatrice/
  • L’éthique protestante entre réel et universel. Le point de vue de Didier Sicard. https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/lethique-protestante-entre-reel-et-universel/

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Édito

Déjeuner en paix

Ce mercredi nommé Mercredi des Cendres marque le commencement du Carême, ce temps liturgique au cours duquel nombre de protestants sont rattrapés par leur culture catholique et se demandent tout à coup ce qu’ils pourraient bien faire pendant ces quarante jours, alors que les catholiques, sous l’influence protestante, s’interrogent sur ce qui est vraiment légitime et ce qui l’est moins (surtout depuis la constitution apostolique Paenitemini qui a considérablement assoupli les obligations strictes, laissant une marge de manœuvre aux fidèles).

Pour de multiples raisons dont certaines sont un sujet de vigilance pour la Miviludes, le jeûne a le vent en poupe : en mars 2022, un sondage Ipsos révélait que près de 27 % des Français jeûnent régulièrement malgré le manque de consensus sur les bienfaits réels de cette pratique. Mais indépendamment de l’aspect physiologique, quel regard théologique porter sur un jeûne religieux ?

Le réformateur Jean Calvin a largement traité cette question dans l’Institution de la religion chrétienne, reprenant patiemment les sources bibliques dont nous disposons, selon le principe de la Réforme sola scriptura, afin d’identifier à la fois les superstitions et les malentendus entérinés par une tradition longtemps complaisante vis-à-vis de pratiques discutables.

Dans une relecture synoptique étonnamment moderne des ministères de Moïse et de Jésus – révélant au passage l’un des projets du rédacteur de l’Évangile selon Matthieu -, Calvin écrit : « Car comme Moïse avait miraculeusement jeûné quarante jours et quarante nuits, (…) c’était bien raison qu’il y eût un même miracle fait en Jésus-Christ pour qu’il ne semblât point que l’Évangile fût moindre que la Loi ».

C’était donc ça ! En mettant par écrit la vie et l’enseignement du Christ, il  convenait pour l’évangéliste de présenter Jésus comme le « nouveau Moïse » afin d’asseoir sa légitimité aux yeux de certains, et construire en l’occurence un récit qui puisse être perçu comme le symétrique exact, en miroir, du récit de l’Exode dans le Premier Testament.

Et Calvin enfonce le clou en ajoutant, lapidaire : « Or il est certain que Jésus-Christ n’a point jeûné pour donner exemple aux autres, afin qu’on le suivit (…) car Jésus-Christ n’a point jeûné plusieurs fois, comme il fallait qu’il le fît s’il eût voulu constituer une loi de jeûne annuel, mais une fois seulement » (IRC, livre IV, chap. XII, p. 233). Le thème « une fois pour toutes » est d’ailleurs un motif central chez Calvin, en particulier au sujet de la sanctification et de la rédemption qui nous sont acquises définitivement.

Quant au Carême et aux pratiques qui le caractérisent, dans la lignée des prophètes, comme Joël qu’il cite à plusieurs reprises, le jeûne en théologie réformée devrait être avant tout« affection intérieure du cœur ». Un programme dont chacun conviendra qu’il est autrement plus ambitieux que quelques privations culinaires, fussent-elle cruelles.

Ainsi suis-je heureux d’apprendre que l’Église allemande invite ses fidèles avec un slogan dont elle a le secret : « Avec sensibilité ! Sept semaines sans dureté », ou encore de lire ces quelques lignes sous la plume du Pape Léon XIV qui préconise avec sagesse : « Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse. »

En écho à la fois à ces programmes et à la conclusion de la prédication donnée dimanche dernier, les paroles que Jésus adresse à des pharisiens exaspérés nous reviennent alors à l’esprit : « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’une personne qui la rend impure. Mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui la rend impure » (Mt 15, 11).

Pasteur Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.