Le chœur du Bouclier chantera dimanche un Oratorio de Haendel (Zadok the priest) souvent repris pour des couronnements ou des mariages princiers parce que cette œuvre chante l’attente d’un roi ! On peut comprendre que cet Oratorio ait aussi inspiré l’hymne de l’UEFA. Et le chœur interprètera aussi un Magnificat, ce cantique qui « est le plus passionné, le plus sauvage, on pourrait presque dire le cantique de l’Avent le plus révolutionnaire qui ait jamais été chanté. Ce n’est pas la douce, tendre, rêveuse Marie comme on la voit souvent sur les images, c’est la femme passionnée, emportée, fière, enthousiaste qui parle ici… Un chant dur, fort, implacable de trônes écroulées et de puissants humiliés, de force de Dieu et d’impuissance humaine » (Dietrich Bonhoeffer).
Le Magnificat est bien en tension avec cette attente du roi de l’oratorio d’Haendel : les deux textes, les deux chants sont liés comme par la nostalgie d’une Bonne Nouvelle : un roi a toujours été désiré, devant vaincre le chaos, être fidèle à Dieu et faire régner la justice ; et en même temps le statut de roi ainsi que son bilan auront été fortement critiqués.
Le Magnificat dit que l’enfant de Marie est le « roi désiré » depuis toujours, mais un roi qui parle d’un Dieu humain et aimant, que l’on peut tout à fait ignorer, mais dont le règne est au cœur de la vie – ici et maintenant, comme l’enfant est au cœur de la naissance attendue de Noël.
capture_d_e_cran_2021-12-03_a_01.35.41.pngCe sera une veillée particulière : la reprise du chœur depuis 2 ans. Il nous faudra tenir ces deux défis : le bonheur de partager une musique et la contrainte du masque. Avec cœur et confiance.
Pasteur Pierre Magne

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