Si l’évêque a été amoureux, est-ce un scandale, une raison de « proposer sa démission » ou ne serait-ce pas une bonne nouvelle, une annonce heureuse ? Un évêque amoureux serait non seulement conforme au Nouveau Testament (« que les évêques n’aient qu’une seule femme » cf. 1 Timothée 3,2) mais aussi dans la continuité de ces couples de la Bible qui, solidaires, attachés, cherchant à cultiver la réciprocité et le respect, avancent au cœur de temps souvent difficiles; Abraham et Sarah, Isaac et Rebecca jusqu’à Marie et Joseph : leur début de vie de couple (relisons Matthieu 1 & 2 , les textes de Noël) aura été plutôt surprenant (ils n’avaient pas prévu cela, semble t-il), « scandaleux » (une jeune fille mère), dangereux (échappant de peu à un massacre), dérouté (ils émigrent pour survivre) mais en respect, en secours, en assistance et en fidélité à la parole donnée (tiens : les 4 termes de l’article 212 du code civil sur le mariage !).capture_d_e_cran_2021-12-10_a_14.35.18.pngQui porte qui ?

Le théologien Olivier Abel aime à dire que « … dans la pensée de Rousseau, ce consentement amoureux, cette conversation est au cœur du pacte social : donnez-moi un couple amoureux, et je vous refais une société ». Avant la naissance de Jésus, les récits de Noël sont un rappel de ce parcours amoureux, aussi pour un évêque amoureux ; aussi pour moi.
Pasteur Pierre Magne

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