Nous étions heureux…

Nous étions heureux de vivre hier une soirée autour du thème : « Femmes, Féminisme et judaïsme : des femmes rabbins ? » avec Myriam et Emile Ackermann, élèves rabbins du courant juif orthodoxe moderne.
Les membres des associations du dialogue judéo-chrétien et la soixantaine de participants ont pourtant vite compris que quelque chose n’allait pas : ce furent d’abord des sons parasites, puis des images au contenu explicite et enfin des insultes antisémites qui nous ont contraint à mettre un terme à la rencontre virtuelle au bout d’une dizaine de minutes.
La réaction immédiate fut d’abord d’envoyer un nouveau lien aux participants pour reprendre le cours de la rencontre et ne surtout pas laisser à la haine et la bêtise le dernier mot.
Mais aujourd’hui, en lien avec les autorités compétentes, nous nous préparons à porter l’affaire devant la justice, car les faits sont graves et ne doivent pas être passés sous silence.
Au début du mois de janvier, nous rencontrions le rabbin Rebibo à la synagogue de la Paix pour faire le point sur la situation du dialogue judéo-chrétien à Strasbourg. Il eut alors des mots plein d’optimisme, ce qui ne fut pas pour nous déplaire, voyant même dans le désintérêt qu’on observe parfois pour ce dialogue la preuve qu’une page s’était tournée.
La soirée d’hier nous a malheureusement rappelé avec une violence verbale et visuelle qui a choqué de nombreuses personnes combien notre combat est plus que jamais nécessaire.
Loin de nous intimider, ces agissements nous confortent au contraire dans la nécessité de poursuivre sans relâche le combat du dialogue, de la culture et de la connaissance contre les porteurs de haine.
Pasteur Fabian Clavairoly

Les rendez-vous de la semaine

  • Dimanche 6 février : Culte à 10h30
  • Dimanche 13 février de 13.30 à 18.00 : Dan Jaffé , Docteur en histoire des religions, maître de conférences à l’Université de Bar Ilan interviendra sur le sujet : « Jésus blasphémateur ? réformateur ? ou inventeur de religion ? »
    L’homme Jésus fascine autant qu’il déconcerte tant il est difficile de le cerner historiquement.
    Nous essaierons de comprendre les doctrines des judéo-chrétiens et les modalités de la rupture entre ces derniers et les Rabbis du Talmud. ANNULEE
  • Lundi 14 février de 18h30 à 20h30

“La séparation entre juifs et chrétiens – Textes et contextes”
Comment juifs et chrétiens se sont-ils séparés ? Quelles sont les modalités qui permirent au christianisme et au judaïsme au départ entité unique, de devenir deux religions distinctes et souvent opposées ?
Enquête sur des textes cryptés. ANNULEE

 

 

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Édito

Connaissez-vous … Jerôme Mondésert ?

  • Qui est Jerôme Mondésert

Issu d’une famille nombreuse où tout le monde fait de la musique, c’est lors de sa scolarité à Lille que Jérôme Mondésert débute la musique au Conservatoire de cette ville. C’est en Alsace, dont est originaire sa mère (Colmar), qu’il découvre l’orgue. Après son baccalauréat, il hésite entre les Beaux-Arts et le Conservatoire. Il opte finalement pour ce dernier avec des études d’orgue et de clavecin. Il y rencontre un excellent professeur d’orgue, Jean Boyer, qui le marque au niveau musical. Il choisit alors de se lancer professionnellement dans la musique.

Il étudie ensuite à Strasbourg avec André Stricker puis en Allemagne du Nord, à Brême, à l’Akademie für alte Musik(académie de musique ancienne) car il s’intéresse au répertoire baroque. Il entre en contact avec les instruments de musique historiques de frise orientale (Ostfrisen) et approfondit sa connaissance du clavecin qu’il avait commencé quelques années auparavant. Il poursuit ensuite au Conservatoire National Supérieur de musique et de Danse de Lyon ou il continue à travailler le clavecin et la musique ancienne.

Il est aujourd’hui musicien professionnel et professeur à Nancy comme enseignant de clavecin et pilote la coordination du département de musique ancienne du Conservatoire à Rayonnement Régional de Nancy.

  • Quand et comment êtes-vous arrivé dans la paroisse du Bouclier ?

Je me suis installé à Strasbourg en 1997 et j’ai d’abord été nommé organiste à Sainte-Aurélie. Je suis d’ailleurs membre fondateur de l’association « Orgue à Sainte Aurélie » (OSA) dont l’objectif est de développer le rayonnement musical et culturel autour de l’orgue Andreas Silbermann de 1718 aux moyens de manifestations culturelles comme des concerts, des expositions, des rencontres… La restauration a été terminée en 2015.

Je suis arrivé au Bouclier en 2010 à la suite d’un concours entre plusieurs organistes où nous avons été amenés à jouer de manière anonyme derrière un paravent. J’ai été sélectionné grâce à ce concours.

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y rester ?

Je me sens bien au Bouclier, c’est une paroisse dynamique et la musique a toujours une belle place, que ce soit au niveau des cultes, de l’environnement ou le cercles de jeunes musiciens. 

  • Selon vous, qu’est-ce qui fait la particularité des cultes au Bouclier par rapport aux autres paroisses que vous connaissez ?

Au Bouclier, la musique a son importance. Par exemple, j’ai déjà collaboré avec des pasteurs qui demandent de jouer tel ou tel prélude de Bach. Au niveau des cantiques, j’apprécie la coexistence entre le corpus de psaumes ou d’autres chants anciens et des cantiques plus actuels.

  • Quel est le cantique que vous préférez ?

J’aime beaucoup le psaume 72 : « Revêts, Seigneur de ta justice ». c’est une mélodie simple vraiment adaptée pour le chant d’assemblée.

  • Comment envisagez-vous votre rôle de chantre dans l’assemblée justement ?

J’apprécie beaucoup le travail de l’accompagnement avec l’assemblée. Les années passent mais on trouve toujours des manières de s’améliorer. En tant qu’organiste, on est à l’écoute de l’assemblée, on est moteur mais on doit aussi s’adapter. Mais c’est réciproque, l’assemblée est aussi sensible à l’accompagnement. Je trouve que c’est un travail passionnant. Jouer de l’orgue c’est un rôle important d’accompagnement : soutenir, être attentif, faire en sorte que ça marche.

Propos recueillis par Juliette Marchet.

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.