« Si ! Tu as bel et bien ri. » Genèse 18,15

 

Photo : Jarosław Błaszkowski

Chers sœurs et frères,

Donner du réconfort est une chose délicate.

Nous aimerions en donner à de nombreuses personnes, proches ou lointaines. Mais dans d’innombrables situations, nous y réfléchissons à deux fois. Il ne faut pas qu’il paraisse bon marché, qu’il soit moqueur ou qu’il masque la réalité. C’est en tout cas quelque chose qui peut effectivement nous dépasser et nous accabler.

Que dire à quelqu’un qui n’a plus la force d’espérer ?

Avec le temps, j’ai compris que les images et les récits font souvent mieux que mes mots. Peut-être qu’une version actualisée de Sara qui rit peut venir en aide ici ? A Varsovie, où j’ai fait un part de mes études, j’aimais m’asseoir près de Sara dans le vitrail lors du culte de la belle église protestante. Non sans raison. Je me demandais à quoi l’artisan avait pensé en créant ce vitrail. Il s’agissait de l’église qui a brûlé pendant la dernière Guerre Mondiale, touchée par une bombe, dont l’évêque a été assassiné par les nazis et de nombreux membres par le NKVD soviétique. Alors que la guerre entrait dans sa sixième année, beaucoup se sont retrouvés devant les ruines de leur vie, de leur avenir et de leur église. Si quelqu’un était venu leur prêcher l’espoir d’une fin de la guerre, d’une reconstruction, d’une vie après toutes ces souffrances, je pense que beaucoup auraient ri, comme Sara. Ils n’étaient pas aveugles et naïfs.

Le rire de Sara résonne de nombreux contrastes : Le doute, le chagrin, l’angoisse et peut-être un espoir prudent. Elle rit lorsqu’elle apprend en écoutant qu’elle doit donner naissance à un fils à un âge avancé. Lorsque Dieu lui demande ensuite pourquoi elle a ri, elle répond par la négative.

L’église de la Trinité est devenue pour beaucoup un symbole de confiance.

Je vous invite à une promenade virtuelle de l’église : Ici

Votre vicaire Grzegorz Jerzy Józef Kujawa

Pour les semaines avenir merci de consulter l’agenda régulièrement mis à jour.

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Édito

Le jeudi de l’Ascension est un jour férié en France, ce qui en fait l’un des week-ends prolongés les plus attendus du printemps. L’Ascension commémore le moment où Jésus ressuscité quitte ses disciples et est élevé auprès de Dieu. La Pentecôte, célébrée dix jours plus tard, rappelle la venue de l’Esprit saint sur les disciples et la naissance de l’Église.

J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer que plus qu’un déplacement physique du ressuscité, le thème de l’Ascension comme enlèvement est d’abord à comprendre comme un motif littéraire qui appartient au registre classique de la biographie, et que le sens théologique est à chercher dans une glorification du Christ qui vient répondre à son abaissement premier jusqu’à la mort, par amour pour l’humanité.

Le vrai mystère qui reste est donc… pourquoi l’Ascension tombe-t-elle toujours un jeudi ?

Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps jusqu’au Concile de Nicée, un des rassemblements théologiques les plus importants du christianisme qui eut lieu en 325 en Anatolie, dans une ville de la Turquie actuelle nommée Iznik.

Entre autres décisions importantes, c’est lors de ce concile qu’ont été fixées les règles du calendrier liturgique pour unifier la date de Pâques : premier dimanche après la pleine lune suivant l’équinoxe de printemps. Toutes les fêtes mobiles du temps pascal (Ascension, Pentecôte 50 jours après Pâques, etc.) en découlent directement.

Le choix du 40 vient directement des Écritures : au premier chapitre des Actes des Apôtres, nous lisons : « pendant quarante jours, il leur apparut et leur parla du règne de Dieu (…) Après ces mots, Jésus fut élevé vers le ciel pendant que tous le regardaient ; puis une nuée le cacha à leurs yeux ».

Comme les 40 jours du Déluge, les 40 ans du peuple hébreu au désert, les 40 jours de Jésus au désert, un nombre symbolique important dans la Bible.

La Bible utilise souvent des nombres ayant une valeur symbolique : 7 pour la plénitude ; 12 pour le peuple de Dieu (qu’il s’agisse des tribus d’Israël ou des disciples). 40 représente un temps d’apprentissage de l’humilité et d’approfondissement spirituel dans la dépendance de Dieu. Il marque une rupture entre un avant et un après avec l’idée d’un renouveau. C’est pour cette raison par exemple que le Carême dure 40 jours

C’est donc une question d’arithmétique liturgique : dimanche + 39 jours = jeudi (le 40ème jour inclus).

Maintenant que vous connaissez à la fois l’origine, le sens et la raison de la date de cette fête, vous pouvez la vivre, non pas en entrant en dévotion dans l’attente infinie du retour du Christ, mais en mettant tout en œuvre pour faire l’expérience intime, joyeuse mais exigeante de la rédemption dont chacune et chacun se trouve au bénéfice.

Pasteur Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.