Cet après-midi auront lieu au Bouclier les obsèques de M. Roger Fritz, et ce dimanche le culte destiné aux personnes ayant perdu un proche.
Deux événements qui nous disent que la foi chrétienne ne détourne pas le regard devant la mort, contrairement à notre société qui veut la cacher parce qu’elle lui est insupportable au même titre que la pauvreté, la maladie ou le grand âge.
Dans la foi protestante, ce culte porte le nom de culte d’action de grâce car loin d’être une litanie, il veut être avant tout un moment de recueillement au cours duquel il nous est possible d’exprimer notre reconnaissance pour la vie donnée, vécue comme une grâce.
L’Église alors, avec humilité, veut entourer les familles en deuil par sa présence réelle et sa prière.
Elle veut annoncer que le Christ donne à tous les endeuillés la possibilité de vivre dans un triple état d’esprit : de deuil, de reconnaissance et de vie renouvelée.
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Oser un discours sur la mort au cœur de nos vies, ce n’est pas être mortifère, mais au contraire inviter chacune et chacun à regarder sans crainte la fragilité de sa propre existence et à placer sa confiance en Dieu pour la vie comme pour la mort.
Entre le déni et l’illusion de toute puissance, ces temps mêlant recueillement, musique, réflexion et silence sont aussi et peut-être surtout l’occasion pour nous de faire le point sur la manière dont nous conduisons ce cadeau qu’est notre vie, et de nous rappeler que le Dieu de la Bible est celui qui nous interpelle en nous lançant : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie » (Deut 30,19).
Ensemble, les chrétiens ne cherchent pas la réponse à la question « Y a-t-il une vie après la mort ? », mais à celle beaucoup plus importante de savoir s’il y a une vie avant la mort.
Pasteur Fabian Clavairoly

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