Vœux et reconnaissance ! Semaine du 24 janvier 2021

Janvier est le mois des vœux ! Cette année un peu moins « en présence » et un peu plus en santé pour dire notre affection aux autres et pour faire acte d’espérance. Les vœux sont les formes modernes de ces bonnes vielles bénédictions qui parcourent la Bible, ces bénédictions qui font entendre un Dieu bienveillant, un Dieu qui nous aime debout, en route vers le meilleur, un Dieu qui souhaite encore et toujours un monde juste et respectueux des plus fragiles.
Lors des vœux, nous sommes en suspend entre ce qui est désormais passé, et l’inconnu qui vient. Est-ce que tout peut recommencer autrement ? Nous savons bien que non. On ne recommence jamais l’histoire à zéro, on continue notre histoire. Une histoire ouverte sur un avenir que nul ne peut vraiment prédire, même si nous pouvons discerner des orientations, les articles et commentaires sont nombreux.
Une prière dit :

  • Mon Dieu, donne-nous aussi de tenir l’avenir, sans convoiter son illusion, ni redouter sa venue; donne-nous de veiller sans surveiller, de vouloir sans obliger, de souhaiter sans forcer.
  • Tu es un Dieu qui parlera pour l’avenir,

    avec ton jugement qui nous dispense de juger les autres et de nous juger nous-même,

    avec ton espérance qui nous évite de clore et de fermer l’avenir,

    avec ta confiance qui nous renouvelle dans nos forces et nos engagements.

Ces vœux sont aussi l’occasion de dire notre reconnaissance pour les équipes qui se sont montées et engagées afin de maintenir communion, partages & projets. En ce début 2021, nous tenons aussi à dire notre reconnaissance pour le soutien que vous apportez à la paroisse par vos dons : nous avions quelques inquiétudes à l’été, mais fin 2020 les dons se sont solidement maintenus et permettent à la paroisse du Bouclier de bien honorer ses engagements et ses solidarités, notamment diaconales locales.

Reconnaissance aussi pour celles et ceux qui s’engagent ; merci à ceux qui « sortent » du conseil presbytéral après 1 ou 2 mandats de 6 ans et merci aux personnes qui se présentent aux élections le dimanche 14 février. Vous trouverez ci-dessous toutes les indications pour ces élections au conseil presbytéral et le vote par correspondance.

Avec nos fraternelles salutations
Pasteurs Fabian Clavairoly & Pierre Magne de la Croix

Les rendez-vous de la semaine

  • dimanche 24 janvier 10h30, culte « en présence » et sur www.envideo.lebouclier.fr
  • dimanche 24 janvier, 15h00 : culte musical « en présence ». Amélie Valdès, alto ; Hélène Herzberger, piano. Adrien Wiot, violoncelle.
  • Dimanche 24 janvier, 19h00 – 20h00 : partage biblique sur le livre de Ruth; uniquement sur www.envideo.lebouclier.fr
  • Jeudi 28 janvier 14h30 : étude biblique (la « deuxième » finale de l’ Évangile de Jean) « en présence » au Bouclier et sur www.envideo.lebouclier.fr

Pour aller plus loin

  • Élections pour le conseil presbytéral du Bouclier – dimanche 14 février 2021 – présentation du vote par correspondance et des candidats actuels : http://www.lebouclier.fr/spip.php?article1632
  • Notre société semble malade du temps. Comment vivre au mieux le temps qui nous est donné ? Réflexions du philosophe Olivier Abel. 6 mn : https://campusprotestant.com/video/prendre_le_temps/

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Édito

Épiphanie : quand la légende fait oublier la révélation

L’Épiphanie est aujourd’hui, pour beaucoup, une fête aimable et inoffensive. Une galette partagée, une fève, trois rois exotiques… Une fête folklorique, presque décorative, qui a glissé du cœur de la confession chrétienne vers l’imaginaire populaire. On en a conservé les images, tout en les vidant de leur portée théologique.

Cette transformation ne doit rien au hasard. Elle est largement héritée de l’immense succès de la Légende dorée de Jacques de Voragine, au XIIIᵉ siècle. Cet ouvrage, conçu pour l’édification des fidèles, a profondément marqué la piété médiévale et l’imaginaire chrétien occidental. Son titre est à lui seul révélateur : Legenda ne signifie pas à l’origine « ce qui est faux », mais « ce qui mérite d’être lu ». Or, au fil du temps, le mot a changé de sens. La légende n’est plus ce qui éclaire et transmet, mais ce qui enjolive et finit par détourner de la vérité du texte. En commençant votre récit par les mots : « je vais vous raconter une légende », vous hypothéquez grandement les chances d’être véritablement pris au sérieux.

Avec la Légende dorée, les mages de l’Évangile deviennent donc des rois, reçoivent des noms devenus célèbres, des âges, des continents, une histoire complète, presque des biographies. Le récit biblique volontairement sobre et dérangeant, se trouve enrichi, complété, recouvert d’un glacis narratif au point que ce qui relevait de la révélation devient épopée. Et en passant du mystère à la fresque, ce qui interpellait devient rassurant.

Or l’Évangile selon Matthieu ne raconte rien d’un conte aimable. Il met en scène des étrangers venus d’Orient qui lisent les signes du ciel mieux que les autorités religieuses de Jérusalem. Des hommes qui se trompent de chemin et croisent le pouvoir violent d’Hérode, avant de trouver l’enfant en quittant les palais pour une maison ordinaire, à la lumière d’une prophétie ancienne. La révélation n’a rien de spectaculaire : elle est discrète, fragile, et profondément décentrante.

Cette légendarisation n’est d’ailleurs pas restée sans conséquences concrètes dans la manière de vivre la foi en Occident. La question des reliques en est l’un des signes les plus visibles. Selon la tradition relayée par la Légende dorée, les corps des rois mages auraient été découverts en Orient, transférés à Constantinople, puis à Milan, avant d’être solennellement déposés à Cologne au XIIᵉ siècle. La présence de ces reliques transforme alors la ville en haut lieu de pèlerinage. Dès le Moyen Âge, Cologne devient, après Rome, la ville la plus visitée de la chrétienté occidentale. La légende façonne ainsi la géographie spirituelle de l’Europe, mêlant foi, pouvoir, économie du pèlerinage et donc prestige ecclésial.

Mais ce déplacement est aussi révélateur d’un glissement plus profond. Ce qui devait conduire à la rencontre du Christ vivant s’est parfois alors  fixé dans la vénération d’ossements supposés, dans la sacralisation de lieux et d’objets, dans l’illusion qu’on puisse approcher Dieu par le détour de ce qui se voit, se touche et se conserve.

L’Évangile de l’Épiphanie ne connaît pourtant ni tombe à honorer, ni reliques à préserver, ni sanctuaire à parcourir. Il raconte une rencontre brève et décisive, puis un départ. Les mages ne deviennent pas les gardiens d’un lieu sacré : ils repartent, intérieurement déplacés, par un autre chemin. La révélation ne s’installe pas. Elle met en route.

C’est pourquoi l’Épiphanie rappelle avec force que la foi chrétienne ne repose pas sur des médiations accumulées, mais sur l’écoute confiante de la Parole. Là où la légende a parfois figé la foi dans des formes rassurantes, l’Évangile, lui, dérange, décentre et libère.

L’Église ne vit pas de reliques, mais de la Parole annoncée ; non de ce qui se conserve, mais de ce qui se proclame et appelle à la foi.

Pasteur Fabian Clavairoly


 

Brèves du Conseil presbytéral de janvier :

Le Conseil presbytéral vous présente un résumé de sa rencontre mensuelle sous formes de brèves : Fabian Clavairoly entame notre réunion par un quizz théologique sur l’Épiphanie autour d’une galette des rois ; Appartements rue Fischart : acquéreurs potentiels identifiés ; Finances paroissiales : dons réguliers et dons exceptionnels au-delà de nos prévisions, mais risque de problèmes de trésorerie à court terme avant la vente des appartements ; Weekend de travail du CP envisagé au Climont en mars ; Camp Awesome prévu du 15 au 24 juillet avec Juliette Marchet (validation BAFD) et Marie-Claire Gaudelet ; Réflexion à lancer sur les futurs remplacements au CP et départs en retraite

Tous les membres du CP se tiennent à votre disposition pour échanger davantage, n’hésitez pas à les contacter !

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.