Franz Kafka écrivait que le Messie ne viendra que lorsqu’il ne sera plus nécessaire, il ne viendra pas au dernier jour mais le jour d’après.
Une manière peut-être, d’insister sur le fait que l’important ne serait pas tant la venue du Messie elle même, mais l’attente qu’elle suscite et les changements concrets qu’elle pourrait opérer.
Une attente performative, qui produirait du fruit.
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L’attente à laquelle le peuple de Dieu est appelé, comme l’attente à laquelle nous sommes appelés en ce temps de l’Avent est donc une opportunité à saisir pour changer de regard sur ce que nous sommes en train de vivre.
Ce messianisme dont nous vivons une contraction pendant ces quatre semaines devient alors vraiment une métaphore du désir et de l’espérance : il induit une certaine conception du temps qui n’est pas celui de la fuite en avant, mais bien une ouverture vers l’avenir.
L’attente… comme condition de la préparation au changement, comme préparation à l’action.
Dans cette perspective, l’attente n’est pas vécue comme un pis allé, comme l’attitude de ceux qui n’auraient rien d’autre à faire, mais comme un témoignage à la face du monde de l’espérance qui nous habite.
L’attente, comme une promesse.

Fraternellement, pasteur Fabian Clavairoly

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