« Il nous faut, ou bien apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou bien périr tous ensemble comme des imbéciles ». Martin Luther King

Dans la Bible, la notion de fraternité est la conséquence de l’unité de l’humanité par la reconnaissance d’une filiation commune. Un Père commun, réel ou symbolique fait de nous des frères et des sœurs.

Soit mais dans une société sécularisée marquée par l’absence de transcendance, quelle fraternité pouvons-nous imaginer ?

Quelle verticalité pouvons nous identifier pour donner sens à cette horizontalité qu’est la fraternité ?

Nous constatons en effet que si Dieu ne fait pas l’unanimité et ne suffit pas à faire de nous des frères, ni le roi, ni la république, ni la nation, ni même l’Europe ne suffisent plus non plus à remplir plus ce rôle transcendant.

Il nous faut donc envisager de passer d’une fraternité de filiation à une fraternité d’horizon.

Une fraternité de filiation s’enracine en amont, dans des principes originels. Une fraternité d’horizon se construit en fonction d’une visée, d’un destin commun, d’enjeux et de défis qui se situent devant nous : fondée non sur une transcendance antérieure, voire un héritage du passé, mais sur une volonté d’union en fonction des défis d’aujourd’hui et de demain.

Il nous revient d’agir mais aussi et c’est toute la difficulté, d’éviter tout volontarisme dont la violence serait contre-productive.

La construction européenne en est un exemple tragique, nous rappelant malgré ses promesses que nos imaginaires respectifs diffèrent.

Pacifier nos relations, qu’elles soient interpersonnelles ou internationales, revient alors à créer un espace commun d’échanges en ouvrant les imaginaires à la possibilité d’une fraternité.

Les instruments qui permettent de revisiter l’Histoire pour discerner ensemble ce qui a déjà contribué à cette fraternité existent, ils doivent être développés.

En visant une fraternité d’horizon et non pas de filiation, nous posons que cette fraternité n’est pas subie, ce n’est pas simplement un héritage : elle est choisie: elle n’est plus un état de fait, mais devient une vertu par laquelle des contemporains dont le conflit pourrait être d’autant plus tragique qu’ils sont égaux et ressemblants, acceptent de différer ensemble, conscients qu’il leur faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou bien périr tous ensemble comme des imbéciles.

Nous portons particulièrement dans la prière nos frères ukrainiens et russes.

Pasteur Fabian Clavairoly

Les rendez-vous de la semaine

Dimanche 27 février :
10h30 : culte au Bouclier et sur www.envideo.lebouclier.fr
Journée de Dimanche en Fête
17h00 : Culte musical. Viole de Gambe, violons, alto, orgue. Œuvres du XVIIe : Capricornus, Oswald, Clamer

Voyage de l’Ascension à Heidelberg

Je vous propose de (re)découvrir un des hauts-lieux de la Réforme protestante avec un séjour du 26 au 29 mai qui alternera entre la visite des lieux culturels et religieux incontournables et des temps de rencontres et de discussions.

En savoir plus    Flyer Ascension

 

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Édito

Ordination de la pasteure Juliette Marchet

Le saviez-vous ?

Pour accéder au ministère pastoral dans notre Église (l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine) il faut avoir compléter un cursus de cinq années de théologie protestante et trois années de formations professionnalisantes appelées vicariat. Durant ces trois dernières années, il faut à plusieurs reprises avoir rencontré la « Commission des ministères », un groupe de personnes qui suivent, discernent et agréent bénévolement les potentielles pasteures. Et enfin, une fois que cette commission a donné un avis positif, il faut que le Conseil restreint de l’Uepal décide d’accueillir les candidates comme ministre de l’Union d’Église.

Beaucoup de mots pour vous dire que cela fait huit années que je me prépare à devenir pasteure et que j’arrive enfin à la fin de ce parcours marqué par mon culte d’ordination ! Ce culte sera célébré collectivement avec mes collègues de promotion qui elles et eux aussi, ont suivi ce long parcours et occupent désormais leurs postes dans différentes paroisses d’Alsace et de Moselle.

Selon le texte de référence de la Communion d’Églises Protestantes en Europe, Ministère – Ordination – Episkopé, « l’ordination est l’action officielle effectuée au nom de Dieu par laquelle une Église reconnaît et confirme la vocation d’une personne et ses aptitudes à un ministère spécifique et mandate la personne ordonnée en vue de ce service. L’acte liturgique d’ordination se déroule au milieu de la communauté réunie pour son culte et comprend l’imposition des mains et la prière appelant la venue de l’Esprit Saint. Cet acte rappelle que tout ministre dépend de la force, de l’inspiration que Dieu lui accorde, ainsi que de la prière de la communauté demandant à Dieu de l’accompagner de son Esprit Saint dans le service qui l’attend. L’ordination ne créé cependant pas une distinction qualificative entre les personnes ordonnées et celles qui ne le sont pas au sein de tout le peuple de Dieu. »

Ainsi, en étant ordonnée le dimanche 18 octobre, je ne rentre pas dans un « ordre » de personnes qui seraient plus proches de Dieu. A mon sens, l’ordination est un événement qui n’aura lieu qu’une seule fois dans ma vie, où l’on demandera à Dieu, devant une assemblée, de me donner la force et la bénédiction de me mettre au service de l’Église et de ses membres. Car être pasteure, ce n’est pas seulement avoir un beau CV de huit années (ou plus !) de formation. C’est avant tout vivre une vocation : celle de faire confiance à Dieu et me lancer dans l’aventure folle de servir l’Église, en 2026, dans notre monde sécularisé, où être pasteure n’est pas particulièrement vu comme un métier « cool ».

Dans le monde réformé, on parle plutôt de « reconnaissance des ministères ». Mon côté luthérien m’a fait choisir le terme ordination car je crois que même si j’arrêtais un jour d’être pasteure, on ne pourrait pas m’enlever le fait que je l’ai un jour été. Un peu à la manière d’un baptême, je crois qu’il y aura un avant et un après l’imposition des mains et la bénédiction que je recevrai le 18 octobre. En devenant officiellement pasteure, je ne deviens pas meilleure que les autres, loin de là. Mais je crois que pasteure n’est pas un métier comme les autres, et c’est ce que j’aime.

Alors merci chère communauté du Bouclier de m’avoir accueilli et de m’avoir permis de continuer à aimer être pasteure ! Je sais que j’ai beaucoup de chance de pouvoir débuter mon ministère auprès de vous. Alors si c’est possible pour vous, j’aimerais vous demander de penser à moi le dimanche 18 octobre. Et si vous le pouvez, vous êtes bien entendu les bienvenu·es pour vivre ce culte en présence avec nous à Saverne.

Les informations pratiques : le culte aura lieu le dimanche 18 octobre 2026 à 15 heures à l’église protestante de Saverne (Place des Dragons). Le culte sera suivi d’un moment convivial à la salle Marie-Antoinette au château des Rohan.

Pasteure Juliette Marchet

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.