Les pasteurs sont (aussi) ailleurs ! Semaine du 3 juillet 2021

Cet ailleurs , ce sont souvent les week-ends et les camps de jeunes, cet été le camp des aînés en Cévennes (4-13 juillet) et le camp des 10-15 ans en Jura (10-20 août). Cet ailleurs , ce sont aussi des engagements au service de l’Église, des responsabilités qui ne sont pas directement sur le Bouclier, bien que je ne sache pas bien où sont les frontières d’une paroisse, si tant est qu’il y ait une frontière! Cet ailleurs est aussi celui de nombreuses personnes du Bouclier engagées dans des associations, dans la diaconie, dans les services de notre Église ; mais est-ce ailleurs ?
Le 13 mars 2021, j’ai été élu président du Consistoire réformé de Strasbourg qui rassemble 9 paroisses sur le Bas-Rhin (et un bout du Haut-Rhin). Le consistoire est l’élément administratif et juridique (remontant au 8 avril 1802 !) qui, notamment, assure nos 11 postes pastoraux, en particulier les nominations et donc les salaires pastoraux assurés par … le service des cultes de la préfecture ! Les deux assemblées annuelles (automne et printemps) de ce consistoire permettent de cultiver notre communion par nos échanges sur les vies et les projets de nos paroisses, mais aussi par les repas, les chants, les méditations, les prières ; c’est aussi l’occasion de vivre un temps de formation théologique qui nourrit spirituellement et nous amène à échanger, à débattre sur des questions souvent d’actualité.
La dernière année que nous venons de vivre nous conduit à revoir la vie communautaire, à expérimenter de nouvelle forme de témoignage, à considérer autrement la distance et la proximité, de vivre cette Église d’ occasion

  • occasion , car nous ne sommes pas tout neuf, nous avons un passé tissé d’imperfections, de blessures, d’accidents mais aussi de grandeurs, de services, de fidélité ; une Église d’ occasion redécouvre sans cesse les richesses de sa propre tradition, les approfondit, les reformule, les réoriente, dans l’esprit d’une « tradition auto nettoyante » ;
  • occasion dans le sens où pour annoncer l’Évangile nous nous efforçons de saisir les occasions favorables offertes, au seuil, en résonance avec ce qui se vit à l’occasion d’un événement social, national, local, familial, personnel.

Dans les 5 prochaines années environ 60 pasteurs de l’UEPAL sur 240 du service des cultes partiront à la retraite. Les prévisions projettent une arrivée d’environ 28 nouveaux pasteurs sur 5 ans, soit 30 pasteurs en moins (-12%) sur 5 ans. Cela amènera notre Église à poser des priorités : une orientation consiste à développer des postes pastoraux dit « spécialisés » en réseau, en secteur, en « prestations » ; une autre orientation est celle des postes pastoraux attachés à la cellule de base de l’Église : la paroisse qui peut aussi se « profiler » comme nous le sommes au Bouclier, dans notre profil théologique, jeunesse, musical et convivial. Je m’inscris dans cette seconde orientation.
Depuis donc mars, je visite ces paroisses, notamment le dimanche matin avec le culte puis les échanges avec l’assemblée et les conseillers. C’est pourquoi je suis souvent là-bas ailleurs .
Bon été ici ou « ailleurs ».

Pasteur Pierre Magne de la Croix.

Les rendez-vous de la semaine

  • Dimanche 4 juillet 06h30 : départ du camp des aînés pour les Cévennes.
  • Dimanche 4 juillet, 18h00 : culte « en présence »
    suivi du repas ensemble dans le jardin du presbytère, si la météo le permet, sinon dans la salle de paroisse; afin de respecter les mesures sanitaires, chacun apportera son propre repas et ses boissons.
  • En juillet et août les cultes seront le dimanche à 18h00, suivi par ce repas.

Protestants, répondez à une enquête sur vos représentations historiques !

Lien vers le questionnaire : https://www.shpf.fr/enquete-memoire-protestants/.

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Édito

Connaissez vous Dimitri ?

Étudiant en théologie, Dimitri fait un stage à l’église du Bouclier, il se présente en quelques lignes.

Finance le jour, théologie le soir : voilà sans doute la manière la plus simple de résumer une reprise d’études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg lorsqu’on a 48 ans et trois grands enfants. Installés aux portes de Genève depuis vingt-cinq ans, notre famille demeure profondément attachée à l’Alsace, terre de nos racines, où le Piémont des Vosges nous a vus grandir.

Lorsque s’est posée la question d’un lieu pour découvrir le ministère pastoral, le choix s’est naturellement porté vers le Bouclier puisque mon épouse et moi y sommes paroissiens à chacun de nos séjours alsaciens. Réaliser ce stage au sein de notre communauté m’offre un temps précieux d’apprentissage et de discernement, tout en permettant de mieux saisir les enjeux d’une vocation pastorale en pleine évolution. Un de mes questionnements est de comprendre ce qui change lorsque l’on ne regarde plus seulement une paroisse comme un lieu familier de vie communautaire, mais comme un lieu où s’exercent concrètement des responsabilités pastorales, théologiques et institutionnelles. Il est vrai que nombre d’activités vont au-delà de la célébration du culte et sont, pour ainsi dire, « invisibles ». Pourtant, elles requièrent une attention toute particulière, car elles donnent consistance à la vie communautaire et permettent à la présence pastorale de se manifester dans l’écoute, la préparation, la transmission et l’accompagnement. C’est précisément dans ces moments parfois discrets que le ministère pastoral prend chair.

Dans cette perspective, la vie de l’Église se révèle comme une réalité faite de moments de vérité. A ce titre, deux expériences ont particulièrement marqué le début de mon stage, en m’apprenant à lire théologiquement ce qui se joue dans des situations très concrètes. La première d’entre elles concerne le lien intergénérationnel. Lors du dimanche de Pentecôte, j’ai été témoin d’une foi vive et réfléchie exprimée avec force et sincérité par de jeunes catéchumènes pour leur confirmation ou leur baptême. Quelques jours plus tard, lors d’un culte célébré aux Jardins d’Alsace, en maison de retraite, cet événement a été évoqué auprès des résidents. Il a fait surgir chez plusieurs d’entre eux le souvenir de leur propre confirmation, parfois très ancien, mais encore vivant. Dans cet écart de près de quatre-vingts années, la foi transmise, reçue et confessée apparaît comme un fil capable de relier des générations très éloignées. Leurs témoignages furent particulièrement émouvants, surtout lorsque ces personnes récitaient leur verset biblique reçu de leur pasteur lors de leur confirmation.

La seconde expérience s’inscrit quant à elle dans le dialogue judéo-chrétien. Fondée en 1976, la commission européenne « Eglise et Judaïsme » célébrait son 50ème anniversaire à Strasbourg en réunissant des délégués luthériens et des représentants juifs. Durant le colloque, j’ai rejoint un groupe de travail consacré à la dimension éthique avec pour sujet la justice, la mémoire, la repentance et la responsabilité. Ce qui m’a marqué fut la difficulté d’aborder l’horreur de la guerre lorsque la souffrance ne se réduit plus à un concept ou une réflexion, mais devient une réalité qui traverse l’existence même de ceux qui prennent la parole. Le dialogue devient alors fragile, exigeant, parfois douloureux. Loin de produire un accord immédiat, il appelle à demeurer présents les uns pour les autres lorsque les mots manquent ou résistent. Cette expérience m’a montré que le dialogue est parfois éprouvant, mais que son absence l’est davantage encore, car elle enfermerait chacun dans sa propre blessure. La foi ne supprime pas cette fragilité, elle permet cependant de croire qu’une parole, même difficile, peut encore ouvrir un passage là où la violence, la peur ou le silence menacent de tout refermer.

Par ces expériences, c’est avec reconnaissance et humilité que je peux dire être entré concrètement dans la mission pastorale, heureux de marcher aux côtés d’une communauté où la foi se vit, se transmet et s’interroge.

 

Pour les rdv à ne pas manquer, cliquez sur le lien :

https://www.lebouclier.fr/categorie/evenements/

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.