Shana tova !

A partir de dimanche commence la période des fêtes juives marquée par le Nouvel An juif (Rosh Hashana) et le jour du Grand Pardon (Yom Kippour).

Elle est une occasion pour nous, chrétiens, de nous rappeler le lien spirituel fort et unique avec le peuple juif.

Littéralement « tête de l’année », Rosh Hashana dure deux jours et marque le commencement de l’année civile. On se souhaite une bonne année : « Shana tova », douce et suave comme la pomme trempée dans le miel.

Rosh Hashana commémore la création du monde et la naissance de l’humanité. L’homme partenaire de Dieu est responsable de l’achèvement de l’œuvre commencée par Dieu.

Cette fête est austère : elle rappelle à l’homme son statut de créature, soumise au jugement qui l’inscrira (ou non) dans le « Livre de Vie ». C’est pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l’année, une inscription bonne sur ce Livre.

La liturgie est dominée par l’écoute du shofar (corne de bélier) : un appel au secours émouvant « Père, au secours, sauve-moi, Père », disait le Baal Shem Tov, avec la reprise sans cesse de cette prière « Notre Père, notre Roi », que l’on redira à Kippour.

Rosh Hashana ouvre ainsi les « dix jours redoutables », où chacun est invité à une transformation de sa vie intérieure, par un examen de conscience fouillé, quotidien, et en communauté.

Cette teshouva (un terme souvent employé au Bouclier) est un retour vers Dieu, vers soi-même et vers ses frères, à qui on est tenu d’aller demander pardon pour les fautes commises.

Ce pardon arrive, il a lieu lors de Yom Kippour, célébré le 5 octobre prochain.

A celles et ceux qui se demanderaient quel peut être le lien avec ce que nous vivons en protestantisme, il suffit d’assister à un culte pour découvrir combien la liturgie protestante, avec la confession des péchés suivie de l’annonce du pardon, est inspirée par cette relation d’un peuple en dialogue avec son Dieu.

Pasteur Fabian Clavairoly

 

Les rendez-vous de la semaine

samedi 24 septembre :

– matin : synode électif de l’Église réformée d’Alsace-Moselle. Le pasteur Pierre Magne est candidat : https://www.lebouclier.fr/candidature-de-pierre-magne-de-la-croix/

– 14h00 : culte au Bouclier pour l’installation du nouveau conseil synodal. Bienvenue à tout le monde

Week-end Dimanche en Fête dans les Vosges avec toute l’équipe !

Dimanche 25 septembre : culte en présence et sur www.envideo.lebouclier.fr  

 

Nous relayons la demande du CSP (Centre Social Protestant) qui a un besoin urgent de produits hygiéniques pour hommes, femmes et enfants (savon, gel douche, brosses à dents, tampons, serviettes hygiéniques, couches…)

Vous pouvez déposer vos dons au secrétariat aux horaires d’ouverture et au début du culte.

Merci pour votre générosité.

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Édito

La soif, l’oasis et la grâce

Au désert, le peuple d’Israël a connu la faim et la soif. Non seulement celle du corps, mais celle de l’âme. Face à l’immensité aride et à cette mystérieuse manne, des questions surgissent alors : « Qu’est-ce que c’est ? ».

Le peuple maugrée, idéalise l’Égypte qu’il vient de quitter et regrette les marmites de viande. Mais Dieu pourvoit inlassablement. Il envoie jour après jour cette nourriture qui prend le goût que chacun lui donne, signe d’une grâce qui s’adapte à notre pauvreté, sans que nous puissions toutefois en faire des réserves.

Jésus, dans l’Évangile de Jean, poursuit patiemment l’enseignement :

« C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui met sa foi en moi n’aura jamais soif. »

La soif. Elle est plus profonde que la faim. On peut survivre plus longtemps sans manger que sans boire. La soif nous tenaille, nous obsède : soif de sens, soif de reconnaissance, soif de paix. Au cœur de nos déserts personnels — maladie, deuil, doute, échec, solitude — cette soif se fait cri.

L’oasis. C’est le lieu inattendu où la grâce jaillit. Jésus se présente lui-même comme cette oasis vivante. Il ne nous promet pas d’éliminer les déserts, mais d’y faire surgir une source. « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein », dira-t-il ailleurs (Jn 7,38). L’oasis, c’est la rencontre avec le Christ qui étanche la soif la plus intime.

La grâce. Elle est exactement cela : un don immérité. Le peuple n’a rien fait pour mériter la manne. Nous n’avons rien fait pour mériter que le Fils de Dieu se donne en nourriture et en breuvage. La grâce, c’est Dieu qui vient à notre rencontre dans notre désert, qui transforme notre « qu’est-ce que c’est ? » en « c’est Toi ! ».

Elle n’invalide pas la question avec dédain : elle l’habite.

Aujourd’hui encore, le Christ nous dit : « Approchez. Goûtez. » Dans le sacrement de la Cène, il se fait nourriture et breuvage, oasis tangible au milieu de nos vies.

Que cet été, dans nos propres déserts, nous ayons le courage de reconnaître l’oasis. Que nous osions boire à la source de la grâce, gratuitement offerte. Reconnaissants plutôt que méfiants !

Et que, désaltérés, nous devenions à notre tour de petits points d’eau pour ceux qui ont soif autour de nous.

Pasteur Fabian Clavairoly

  • Culte à 10h30 ce dimanche pour le culte de fin d’année, nos remerciements à Fiete pour cette année de volontariat au Bouclier et le repas fraternel auquel vous êtes conviés.
  • Je partage avec vous la triste nouvelle du décès de Monsieur Michel Jenn, survenu à l’âge de 71 ans. Paroissien de longue date, aux côtés de son épouse Dominique, Michel a été un pilier du Bouclier notamment ces dernières années dans de nombreux aspects techniques et technologiques au moment où le Bouclier a fait le pari du saut vers le numérique. Nous pensons à Dominique, à leurs enfants et leurs petits-enfants.Le culte d’action de grâce aura lieu lundi 29 à 14h30 au Bouclier.

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.