Les traits d’Esprit de Pentecôte – Semaine du 22 mai 2021

Jésus est parti, c’est une bonne nouvelle : cela signifie qu’il nous fait confiance pour poursuivre le chemin et prendre nos responsabilités. L’absence est ce qui ouvre la foi qui n’est pas posséder Dieu mais laisser résonner en soi cette absence et percevoir qu’une vie est marquée par une empreinte, par des traces, par du vécu avec Dieu.
Pentecôte poursuit alors l’histoire avec les gens qui sont là, venant d’un peu partout, et le fait qu’ils se comprennent semble relever d’une vaste blague.
Dieu a t-il de l’humour ? Le don de l’esprit est déjà une image amusante : du souffle, du feu, des langues (Actes 2, 1-3) ! Pour essayer de comprendre, il faut avoir de l’esprit, peut-être l’esprit d’escalier, ou l’esprit dérangé (« ils sont saouls » dit Actes 2,13) ou bien un esprit de sérieux sans abandonner son esprit critique bien protestant, qui n’est pas un esprit de contradiction mais bien plus un esprit concret, un esprit de finesse, un esprit d’observation … Mais les 3 images de l’Esprit parlent comme parle cette image :
capture_d_e_cran_2021-05-21_a_14.04.59.pngLes traits d’esprit, l’humour est une manière de résister et de parler et de vivre et de sourire et de rire malgré tout. L’humour permet de rire du langage, parce que c’est une façon de tenir la réalité à distance en l’interprétant autrement. L’humour rit d’une auto dérision, de celui qui raconte. Et l’humour rit de Dieu, en tenant le religieux à distance, Dieu étant suffisamment grand pour apprécier les blagues sur lui. Le culte de ce dimanche 23 mai, préparé par les catéchumènes, proposera certaines images pour sourire, pour rire et pour dire Dieu.
Pasteur Pierre Magne de la Croix

Don pour le projet vidéo : rectification du compte bancaire

Une erreur s’est glissée dans l’appel financier, il manquait un zéro ! Vous trouverez le bon IBAN sur :http://www.lebouclier.fr/spip.php?article1713

Les rendez-vous de la semaine

  • Samedi 22 mai, 14h30 : culte d’action de grâce à l’occasion du décès de Mme Hildegarde Wolff
  • Dimanche 23 mai, 10h30 : culte « en présence » et sur www.envideo.lebouclier.fr préparé par les catéchumènes, musiques, images, chants.

Pour suivre les cultes par téléphone uniquement :
1. Appeler le 01 70 95 01 03
2. Tapez le numéro de la réunion : 322 913 6128 #
3. L’opérateur demande le numéro de participant ; vous tapez juste le : #
4. Tapez le code de la réunion : 265 204 #

  • Mercredi 26 mai, 10h00 : culte d’action de grâce à l’occasion du décès de Mme Paulette MATTER
  • Jeudi 27 mai 14h30, étude biblique « En présence » au Bouclier et sur www.envideo.lebouclier.fr . Comment l’écrivain Paul parle de la résurrection en 1Corinthiens 15. Comment en parlerions-nous ?
  • Dimanche 30 mai à 9h15 : Sortie Dimanche en Fête !
    Rdv sur le parking du Palais universitaire. Pour ceux qui voudraient aller directement au point de départ de la balade : RDV à 10h00 à L’Écrin De Verdure – Floessplatz 158 Floessplatz, 67190 Mollkirch GPS : G987+VP Mollkirch. Au programme : pique-nique avec saucisses grillées et jeux (pensez à apporter un pique-nique et une gourde !)
  • Sortie de paroisse à La Bresse : 2 à 4 jours autour du week-end des 26 & 27 juin. Le calendrier de déconfinement nous laisse espérer le maintien de cette sortie. Notez donc ces dates.

Pour échanger

  • La rabbine Delphine Horvilleur « parle peu du conflit Israël Palestine mais dit quelques phrases bien senties, basiques – c’est ce qui fait peut-être mouche, plus que les déclarations trop diplomatiques et alambiquées ». Sur Arte « 28 minutes samedi » du 15 mai, à partir de 27:30 :
    https://www.arte.tv/fr/videos/097405-020-A/28-minutes-samedi/
  • Et si l’ Évangile selon Marc avait été par une femme ? Professeur de Nouveau Testament, François Vouga éclaire sous un jour nouveau le premier des quatre évangiles, en émettant l’hypothèse que son auteur serait une femme :
    https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2021/05/13/et-si-l-evangile-selon-marc-avait-ete-ecrit-par-une-femme_6080075_6038514.html
    http://www.lebouclier.fr/spip.php?article1723

Partagez cet édito

Édito

Connaissez vous Dimitri ?

Étudiant en théologie, Dimitri fait un stage à l’église du Bouclier, il se présente en quelques lignes.

Finance le jour, théologie le soir : voilà sans doute la manière la plus simple de résumer une reprise d’études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg lorsqu’on a 48 ans et trois grands enfants. Installés aux portes de Genève depuis vingt-cinq ans, notre famille demeure profondément attachée à l’Alsace, terre de nos racines, où le Piémont des Vosges nous a vus grandir.

Lorsque s’est posée la question d’un lieu pour découvrir le ministère pastoral, le choix s’est naturellement porté vers le Bouclier puisque mon épouse et moi y sommes paroissiens à chacun de nos séjours alsaciens. Réaliser ce stage au sein de notre communauté m’offre un temps précieux d’apprentissage et de discernement, tout en permettant de mieux saisir les enjeux d’une vocation pastorale en pleine évolution. Un de mes questionnements est de comprendre ce qui change lorsque l’on ne regarde plus seulement une paroisse comme un lieu familier de vie communautaire, mais comme un lieu où s’exercent concrètement des responsabilités pastorales, théologiques et institutionnelles. Il est vrai que nombre d’activités vont au-delà de la célébration du culte et sont, pour ainsi dire, « invisibles ». Pourtant, elles requièrent une attention toute particulière, car elles donnent consistance à la vie communautaire et permettent à la présence pastorale de se manifester dans l’écoute, la préparation, la transmission et l’accompagnement. C’est précisément dans ces moments parfois discrets que le ministère pastoral prend chair.

Dans cette perspective, la vie de l’Église se révèle comme une réalité faite de moments de vérité. A ce titre, deux expériences ont particulièrement marqué le début de mon stage, en m’apprenant à lire théologiquement ce qui se joue dans des situations très concrètes. La première d’entre elles concerne le lien intergénérationnel. Lors du dimanche de Pentecôte, j’ai été témoin d’une foi vive et réfléchie exprimée avec force et sincérité par de jeunes catéchumènes pour leur confirmation ou leur baptême. Quelques jours plus tard, lors d’un culte célébré aux Jardins d’Alsace, en maison de retraite, cet événement a été évoqué auprès des résidents. Il a fait surgir chez plusieurs d’entre eux le souvenir de leur propre confirmation, parfois très ancien, mais encore vivant. Dans cet écart de près de quatre-vingts années, la foi transmise, reçue et confessée apparaît comme un fil capable de relier des générations très éloignées. Leurs témoignages furent particulièrement émouvants, surtout lorsque ces personnes récitaient leur verset biblique reçu de leur pasteur lors de leur confirmation.

La seconde expérience s’inscrit quant à elle dans le dialogue judéo-chrétien. Fondée en 1976, la commission européenne « Eglise et Judaïsme » célébrait son 50ème anniversaire à Strasbourg en réunissant des délégués luthériens et des représentants juifs. Durant le colloque, j’ai rejoint un groupe de travail consacré à la dimension éthique avec pour sujet la justice, la mémoire, la repentance et la responsabilité. Ce qui m’a marqué fut la difficulté d’aborder l’horreur de la guerre lorsque la souffrance ne se réduit plus à un concept ou une réflexion, mais devient une réalité qui traverse l’existence même de ceux qui prennent la parole. Le dialogue devient alors fragile, exigeant, parfois douloureux. Loin de produire un accord immédiat, il appelle à demeurer présents les uns pour les autres lorsque les mots manquent ou résistent. Cette expérience m’a montré que le dialogue est parfois éprouvant, mais que son absence l’est davantage encore, car elle enfermerait chacun dans sa propre blessure. La foi ne supprime pas cette fragilité, elle permet cependant de croire qu’une parole, même difficile, peut encore ouvrir un passage là où la violence, la peur ou le silence menacent de tout refermer.

Par ces expériences, c’est avec reconnaissance et humilité que je peux dire être entré concrètement dans la mission pastorale, heureux de marcher aux côtés d’une communauté où la foi se vit, se transmet et s’interroge.

 

Pour les rdv à ne pas manquer, cliquez sur le lien :

https://www.lebouclier.fr/categorie/evenements/

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.